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    <title>Est-ce que c'est du travail ?</title>
    <description>Documentation d'itinérance</description>
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    <pubDate>Wed, 23 Feb 2022 16:26:34 +0100</pubDate>
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      <item>
        <title>Comment l'itinérance a mis notre relation à l'épreuve</title>
        <description>&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;If we think of love as a feeling we tend to expect it to always feel good, a view that is self-focused + unrealistic. If we think of love as an action, we make room for the range of feelings that relationship involves, including disappointment, anger + frustration.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://twitter.com/thejessicadore/status/1146047702058381313&quot;&gt;Jessica Dore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Depuis la fin de notre itinérance et le début de notre ancrage à Crest, plusieurs personnes sont venues prendre des nouvelles, demander comment ça allait, en disant : « si je m’en tiens à tes photos ça a l’air génial ! »&lt;br /&gt;
À un moment où, en réalité, je traversais une période très difficile. Cet énorme décalage avec mon ressenti m’a fait un choc. Comme si j’avais trahi quelque chose qui me tenait beaucoup à cœur : être transparente sur les aspects difficiles de l’itinérance, ne pas en arrondir les angles pour présenter une version lisse, “acceptable” ou facile à fantasmer. Véhiculer des imaginaires creux, ça ne m’intéresse pas. Où était passée la ruguosité de nos expériences ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je pense qu’on était au plus proche de cette intention de discours nuancé et fidèle à notre vécu quand on a écrit &lt;a href=&quot;https://estcequecestdutravail.xyz/2018/09/joies-et-peines.html&quot;&gt;nos joies et nos peines&lt;/a&gt; à mi-parcours.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au-delà de ça, j’ai pris conscience que mes réseaux sociaux (et dans une certaine mesure la newsletter) proposaient des updates de la vie douce par facilité.&lt;br /&gt;
Parce que la difficulté et la tristesse nécessitent plus de recul, parce qu’il faut attendre qu’un peu de clarté se dégage. Et sans doute aussi par pudeur : ce sont des parts qui touchent de près une intimité qui n’a pas forcément vocation à être dévoilée.&lt;br /&gt;
Équilibre difficile à atteindre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors j’ai voulu raconter combien l’itinérance nous a mis à l’épreuve à la fois individuellement et dans notre relation.
Comment on a tâtonné, quelles pistes on a trouvé, et comment on a bricolé des outils qui nous ont apporté un peu d’aide en chemin.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;secouer-les-structures-de-stabilité&quot;&gt;Secouer les structures de stabilité&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je ne compte plus le nombre de fois où on m’a parlé de &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins#cite_note-2&quot;&gt;la pyramide de Maslow&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je me souviens avoir entendu quelqu’un dire que le changement provoque des réactions régressives,  comme des mécanismes de défense. Des choses qu’on n’aurait pas forcément faites si on ne s’était pas senti.e en insécurité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut dire qu’on a cumulé :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Ne pas avoir de logement qui serve d’ancre a chamboulé bien plus de choses qu’on ne l’imaginait au départ.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Trimballer ses affaires de maison en maison toutes les semaines pendant un an, c’est parfois super, et parfois terriblement éprouvant.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Vous vous souvenez d’une période de chômage, où vous vous sentiez déboussolé.e à la suite de journées déstructurées et sans l’injonction du “je dois aller au boulot” ? L’itinérance, c’est un peu comme ça, mais cette fois-ci on jouait à deux.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Parce qu’il est un peu doux-dingue, Thomas s’est dit que ça serait un super moment pour terminer son livre. L’écriture étant un exercice-souffrance exemplaire.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Soyons clair.es, dans l’itinérance, une des seules constantes c’est d’être à deux… Quelle place alors pour le temps seul.e ? Comment l’organiser ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3 id=&quot;dès-le-deuxième-mois-on-a-une-conversation-qui-ressemble-fort-à-une-crise-et-qui-va-durer-huit-mois&quot;&gt;Dès le deuxième mois, on a une conversation qui ressemble fort à une crise, et qui va durer huit mois&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Bien sûr, la quête d’un nouveau lieu de vie, c’est à la fois un projet extraordinaire et totalement vertigineux : une des réponses à l’itinérance aurait tout à fait pu être une séparation.&lt;br /&gt;
Mais il se produit un truc, un lien qu’on ne veut pas lâcher.&lt;br /&gt;
Alors comment faire pour gérer nos besoins, nos peurs, nos problèmes de communication ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un jour, je suis tombée sur l’article &lt;a href=&quot;https://medium.com/@alannallama/running-agile-scrum-on-our-relationship-9b2085c5d747&quot;&gt;Running Agile Scrum on our Relationship&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que c’est ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;My partner and I are process nerds. Most projects we’re involved in use Agile, and it’s a set of tools and vocabulary we already share. We thought, why not run it on our relationship?&lt;br /&gt;
In Agile Scrum development, a sprint is a set period of time during which specific work is completed and made ready for review. […] Continuous improvement is mainly achieved through Retrospectives, where the team reviews what happened during the sprint: what worked, what didn’t, and what could be improved.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Peut être qu’on est des process nerds. En tous cas, nos vies personnelles et professionnelles se nourrissent l’une de l’autre, c’est aussi pour ça que notre blog s’appelle comme ça. Ça commence à faire un bail qu’on traîne dans des évènements professionnels qui parlent de la nécessité de vivre ses émotions. Et quel chantier.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;on-a-commencé-à-se-donner-rendez-vous-pour-parler-de-nous&quot;&gt;On a commencé à se donner rendez-vous pour parler de nous&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;En fait, on s’en fout du mot qu’on met dessus. Appeler ça “rétrospective” ou appeler ça autrement n’a aucune importance. Ce qui compte, ce sont ces moments où on sait qu’on passe du temps uniquement à prendre soin de nous et de notre relation.
On a grandi dans des contextes qui nous ont appris à nous couper de nos émotions et à taire nos besoins, comment est-ce qu’on s’en défait ? Comment est-ce qu’on ré-apprend ensemble ?&lt;br /&gt;
Et pourquoi est-ce qu’un rendez-vous apporterait quelque chose de différent ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour nous, ça a été l’occasion d’aborder des choses qu’on gardait pour nous, ne sachant pas quand ou comment les aborder. Les petites blessures qu’on pensait trop insignifiantes pour revenir dessus (mais qui alimentent la rancœur et globalement qui nous pourrissent la vie à petit feu), comme les gros trucs qu’on n’osait pas dire, qu’on n’osait pas avouer.&lt;br /&gt;
L’accumulation, le secret et le manque de considération, cancers du quotidien.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les formats que je propose plus bas, je les ai adaptés de ce que j’ai trouvé soit &lt;a href=&quot;https://retromat.org/fr/?id=2-33-20-48-16&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, soit &lt;a href=&quot;https://gamestorming.com/&quot;&gt;là&lt;/a&gt;, soit dans mon cerveau.&lt;br /&gt;
À vous de picorer et voir ce qui vous paraît le plus adapté à votre singularité et celle de votre relation, le but étant de ne rien forcer, de ne rien ériger en règle. Mieux vaut bricoler les formats qui nous conviennent et dans lesquels on peut se sentir le plus fidèle à soi. If this isn’t your jam, make your own.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2019-07-07-weathers-of-the-heart/retro chat suisse.jpg&quot; alt=&quot;Le cadre, c'est important&quot; /&gt;
Soigner le cadre, c’est important.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;NB : j’écris cet article dans le contexte d’une relation monogame (mot affreux mais passons). Les relations ouvertes et/ou polyamoureuses ont exploré la sécurité affective depuis bien longtemps et ont certainement des manières super intéressantes d’aborder ce sujet. A voir si certaines sections de ces propositions peuvent s’adapter ou non à des participant.es multiples.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;ouverture&quot;&gt;Ouverture&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Météo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Grand classique. Tour rapide de parole pour dire comment chacun.e se sent : fatigué, débordant.e d’énergie, nerveux, serein.e…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Souvenirs de la dernière rétro.&lt;br /&gt;
Comment se sent-on depuis ? Qu’est-ce qui a changé ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;réparer&quot;&gt;Réparer&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Merci&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Je vous mets au défi de demander aux personnes autour de vous si elles sentent qu’elles reçoivent assez reconnaissance pour les efforts, l’attentions, le travail qu’elles fournissent. C’est le moment de se plonger dans la gratitude pour se remercier - de choses profondes ou de celles du quotidien.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Je te présente mes excuses pour…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
L’occasion de formuler (ou de réitérer !) des excuses. Parfois, ce n’est pas évident de demander pardon, surtout sur le moment. Mises bout à bout, ces petites et grandes blessures s’accumulent, et finissent par peser lourd dans nos interactions au quotidien, qu’on en soit conscient.es ou non. C’est le moment de verbaliser le problème, quelle que soit l’échelle, de partager sa version et recevoir ce dont on a besoin pour dépasser la chose.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;prendre-du-recul&quot;&gt;Prendre du recul&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;4 Ls - Loved, Learned, Lacked, Longed for&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Retour sur le mois qui vient de passer.&lt;br /&gt;
Qu’avez-vous aimé, appris, qu’est-ce qui vous a manqué, qu’auriez-vous aimé avoir ou recevoir ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;La boîte à relation (j’enlève, j’ajoute) ou ‘The hopes &amp;amp; fears box’&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Crée un cadre de partage pour parler d’un truc qui vous dérange ou qui vous manque, mais vous n’aviez pas réussi à trouver un bon moment pour l’aborder. Explicitez vos besoins, observez les points communs et la manière dont les expériences et les demandes diffèrent l’une de l’autre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Les chantiers du moment (pour toi, pour moi)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On ne prend pas toujours le temps de parler aux autres de ce qui se passe à l’intérieur de soi.   Quelles réflexions nous habitent, qu’est-ce qu’on a réalisé récemment, qu’est-ce qu’on essaie consciemment de changer en ce moment, quelles difficultés est-ce qu’on traverse ?&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;dé-centrer-son-regard-comprendre-ce-que-traverse-lautre&quot;&gt;Dé-centrer son regard, comprendre ce que traverse l’autre&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Drawing together&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Dessiner sa compréhension de sa propre trajectoire / celle de l’autre / celle de la relation sur un temps récent. Partager et voir combien les versions se recoupent… ou non. Ça permet de voir sur quoi chacun.e met l’accent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Où sommes-nous maintenant / où allons-nous ensemble ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On sera où à la saison prochaine ? L’année prochaine ?&lt;br /&gt;
On peut imaginer des versions idéales ou des versions réalistes de cet exercice qui sert à se projeter et à clarifier ses intentions.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Nos récits intérieurs : quelles ont été nos crises ? Quels étaient nos plus beaux moments ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Comment est-ce qu’on se raconte ? Les réponses divergentes vont probablement soulever des sujets à approfondir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Tell me something I don’t know&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On n’extériorise jamais autant qu’on ne pense.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;L’écoute en silence&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
A faire à tour de rôle. Quand on est en échange “ping-pong”, c’est la meilleure recette pour rentrer dans la surenchère des besoins et des blessures.&lt;br /&gt;
Pour s’assurer qu’une personne se sente comprise, entendue, accueillie, l’autre lui propose un temps d’écoute ininterrompu.&lt;br /&gt;
Si on est en posture d’écoute, qu’on voudrait reparler de certaines choses ou poser des questions après mais qu’on a peur d’oublier : il suffit de se munir d’un papier ou d’un carnet (qui peut aussi servir à prendre des notes pour revenir à ce qui s’est dit et/ou se remettre en question par la suite).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Le temps des questions (que je te pose, que je voudrais que tu me poses)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;conclure&quot;&gt;Conclure&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Demain, tu fais quoi pour te faire du bien ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
• &lt;strong&gt;On se revoit quand ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
• &lt;strong&gt;Qu’est-ce qu’on met en place, concrètement ? Individuellement et dans la relation ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
• &lt;strong&gt;Comment est-ce que je peux te soutenir ? Comment puis-je mieux respecter mes propres besoins ? (concrètement, dans le mois à venir)&lt;/strong&gt; (première question tirée du &lt;a href=&quot;https://loomio.coop/stewarding.html&quot;&gt;principe de “stewarding” chez Loomio&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
• &lt;strong&gt;Écrire ou dessiner ce qui nous a le plus touché, ce qu’on a appris&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour consigner ça quelque part et pouvoir y revenir si besoin, je documente ça (avec un outil qu’on maîtrise tous les deux) :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2019-07-07-weathers-of-the-heart/Repo retro.png&quot; alt=&quot;Documentation nerds too&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;labour-of-love&quot;&gt;Labour of love&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que c’est du travail ? Oui.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://emmaclit.com/2017/05/09/repartition-des-taches-hommes-femmes/&quot;&gt;Une BD a popularisé la notion de charge mentale&lt;/a&gt; en France, et on commence à se réchauffer à l’idée qu’il existe une charge émotionnelle bien spécifique à celle d’un couple hétéro.&lt;br /&gt;
C’est utile de se demander qui fait le travail émotionnel dans le groupe ?&lt;br /&gt;
Qui investit son temps dans le fait de déconstruire et comprendre ce qui se passe ? Qui fait le travail d’introspection pour pouvoir mieux créer des passerelles ?&lt;br /&gt;
Est-ce que c’est déséquilibré ? Est-ce que c’est super-genré ?&lt;br /&gt;
La plupart du temps la réponse est oui, parce que qu’on est humains, que c’est le bordel, que c’est le reflet de notre société hétéro-patriarcale et qu’on ne peut pas tout maîtriser consciemment.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Personnellement, j’ai ressenti un énorme besoin de poser ces questions et de regarder les réponses en face (même celles qui me déplaisent profondément, comme celles qui concernent la dépendance affective et ma responsabilité dans ces schémas, au hasard). L’idée c’est de s’accompagner dans nos remises en question et d’ajuster la trajectoire.&lt;br /&gt;
D’essayer de préserver le temps de la cicatrisation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce qu’on découvre, au terme de l’itinérance, c’est qu’elle n’a agi qu’en accélératrice et révélatrice de tendances qui étaient déjà présentes en nous, déjà en jeu dans la relation.&lt;br /&gt;
Au-delà des questions de surface, ou même de relation, on a commencé à toucher à des principes fondateurs de nos identités, aux choses qui se répètent malgré nous, malgré nos efforts conscients.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les deux années qui viennent de passer ont probablement été à proportion égale les plus riches et les plus éprouvantes de ma vie. J’ai suivi ma boussole, je me suis remise en question, j’ai été invitée à / obligée de regarder des choses de moi que je ne connaissais pas. On m’a offert un autre regard, je suis passée par plusieurs prises de conscience d’une intensité que je ne soupçonnais pas.&lt;br /&gt;
Regarder ces choses-là en face, même si c’est douloureux, me fait faire d’immenses pas dans la compréhension de moi-même.    &lt;br /&gt;
Maintenant j’ai besoin de sérénité, de repos, de racines, de clarté. De temps pour célébrer (mon courage, ma force, ma fatigue, ma prise de risque, mes apprentissages, ma détermination).&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;Article écrit en écoutant beaucoup 🎧 Herizen - &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://www.deezer.com/us/track/565850072?&quot;&gt;Do What You Want To&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
“Sometimes it feels like it is all bad, but it gets better”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
et période influencée grandement par Adrienne Maree Brown, son livre 📚 &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://www.akpress.org/pleasure-activism.html&quot;&gt;Pleasure Activism&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et sa question “Who taught you to feel good ?”&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;-la-recette-de-larticle-&quot;&gt;✐ la recette de l’article ✐&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Certains d’entre vous ont demandé comment on faisait pour tenir ce blog à deux.&lt;br /&gt;
C’est loin d’être évident. L’exercice de l’écriture est difficile en soi, à deux n’en parlons pas. (Même si on a développé quelques méthodes pour nos articles co-écrits).&lt;br /&gt;
Il faut que chacun.e soit disponible sur un temps donné. Pas évident quand on jongle entre plusieurs projets à la fois, comme c’est le cas pour nous. &lt;br /&gt;
Parfois, on a volontairement publié des articles co-signés et écrits à la première personne pour que nos ressentis se mêlent sans qu’il soit forcément nécessaire de retracer à qui appartient telle ou telle expérience.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors comment a-t-on fait cette fois-ci ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
D’abord, j’écris la trame de l’article en partant de la base de nos formats de rétrospective : c’est la matière première de mon brouillon.&lt;br /&gt;
Ensuite, je passe du temps à l’augmenter : je travaille à clarifier mon intention et donner une direction claire à l’article dans l’introduction. Je décris les enjeux de manière plus étoffée, je contextualise mon cheminement, pourquoi je trouve ça intéressant de partager, je conclus avec quelques constats. &lt;br /&gt;
Lorsque je me sens satisfaite (ça m’a souvent pris déjà beaucoup de temps, de ré-écriture, de maturation), je montre l’article à Thomas, on le lit ensemble.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ça m’aide à :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Prendre du recul&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
En général, j’ai passé beaucoup de temps à écrire, j’ai le nez dedans, et à ce stade j’en ai souvent un peu marre, j’ai juste envie de publier pour que ce soit fait. Mais cette deuxième lecture m’apporte toujours. C’est comme si j’arrivais moi-même à porter un nouveau regard sur ce que j’ai écrit, rien que parce que je le soumet à une autre paire d’yeux.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Intégrer : des conseils, des ressentis, des perspectives&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ça permet de faire des rebonds qui enrichissent la première version. On finit toujours par avoir des discussions géniales à la clé qui alimentent le contenu : d’ailleurs on retient rarement les mêmes choses d’une expérience partagée.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Je prends des notes, je change, j’ajoute tout un tas de choses.&lt;br /&gt;
Et à partir de là, on est en bonne voie pour la publication.
C’est comme ça qu’on a fonctionné, la plupart du temps, pour nos articles passés !&lt;/p&gt;
</description>
        <pubDate>Sun, 07 Jul 2019 00:00:00 +0200</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2019/07/weathers-of-the-heart.html</link>
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      </item>
    
      <item>
        <title>Arrivée à Crest</title>
        <description>&lt;p&gt;Notre toute première visite à Crest remonte en &lt;a href=&quot;https://estcequecestdutravail.xyz/2018/12/crest.html&quot;&gt;juin dernier&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
On nous avait parlé de cet endroit pour son tiers-lieu et son fablab, concentration rare de choses qui piquent notre curiosité, le tout dans une ville de moins de 10 000 habitants.
On avait tellement aimé, qu’on a décidé de &lt;a href=&quot;https://estcequecestdutravail.xyz/2019/01/beaufort-sur-gervanne.html&quot;&gt;revenir en novembre-décembre&lt;/a&gt;, voir ce que la vallée donne quand le ciel est gris, bas et pesant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Flash forward huit, presque neuf mois plus tard : nous voilà installés à Crest depuis un mois dans une maison avec un petit jardin, heureux comme tout d’observer les fleurs de notre cerisier et les aller-venues des chats des voisins.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;flashback--notre-vie-tient-dans-8m&quot;&gt;Flashback : notre vie tient dans 8m³&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Pendant l’itinérance, Thomas avait un sac à dos de 60L et moi de 35L, en plus de nos sac à dos du quotidien.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Déménagement --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Tom sac de face.jpg&quot; alt=&quot;Partir de Londres&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Nono sac Londres crop.jpg&quot; alt=&quot;Ah oui c'est pas énorme&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;(Si ces photos vous font penser à Londres, c’est normal, c’était notre dernière étape d’itinérance, histoire de boucler la boucle, voir des amis, de la famille, des nièces ultra cute et fêter l’anniversaire de Thomas.)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;↓↓↓ Au final, ça donne ça ↓↓↓&lt;/p&gt;

&lt;!-- Déménagement --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Caisse 8m3.jpg&quot; alt=&quot;Ah oui c'est pas énorme&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Noe camion.jpg&quot; alt=&quot;La route&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Tom box.jpg&quot; alt=&quot;Partir de Londres&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;29-lieux-et-47-étapes-un-1-an-et-1-mois-&quot;&gt;29 lieux et 47 étapes un 1 an et 1 mois 🕝&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;C’est pas rien.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un immense merci à celles et ceux qu’on a croisé sur la route, avec qui on a partagé des discussions, avec qui on a partagé un verre, qui nous ont invité chez eux…&lt;/p&gt;

&lt;!-- Déménagement --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/La route.jpg&quot; alt=&quot;La route&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Camionmaison.jpg&quot; alt=&quot;Camion maison, l'ultime étape&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;Bière locale et olives de Nyons pour fêter ça.
&lt;!-- Maison --&gt;&lt;/p&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Noe apero.jpg&quot; alt=&quot;Noémie veranda&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Tom veranda.jpg&quot; alt=&quot;Thomas véranda&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;pourquoi-crest-&quot;&gt;Pourquoi Crest ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Il y a une concentration de choses qui nous tiennent à cœur et qui augmentent notre qualité de vie perçue.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a le marché.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Fini les légumes tristes, sans saveur, ou pire : emballés. Prendre soin de nos terres est une question primordiale sur laquelle je n’ai plus envie de transiger. D’autant plus que je peux profiter de saveurs et de textures que je trouvais rarement auparavant. Vous êtes déjà tombé amoureux de carottes, d’asperges ou d’une variété de coriandre fraîche ? Avez-vous déjà vu un frigidaire aussi vert ?&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Retour de marche.jpg&quot; alt=&quot;Retour de marché&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a l’&lt;a href=&quot;https://www.usinevivante.org&quot;&gt;Usine vivante&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On y est tous les deux bénévoles : on aide à fluidifier certaines tâches chronophages (parfois à l’aide d’outils numériques, parfois pas), on envoie des newsletters, on parle de comment réparer la chaudière, on fait des entretiens avec les résidents (les gens qui viennent à l’Usine bosser en espace de coworking)…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J’y ai même organisé mon premier atelier tricot, et tout bientôt, Thomas propose un atelier lecture du bouquin &lt;em&gt;Une société sans école&lt;/em&gt; d’Ivan Illitch (en bord de Drôme) et une clinique numérique participative.
On a même pu acheter de la bière et du chocolat lors des derniers achats groupés ! What’s not to like.&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Atelier tricot.jpg&quot; alt=&quot;Atelier tricot&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a les sentiers de randonnée au pied de la maison.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Tomiou a peu pres tromignon.jpg&quot; alt=&quot;Tomiou a peu pres tromignon&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Noems en goguette.jpg&quot; alt=&quot;Noems en goguette&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a les nuances de la Drôme.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Drome vue Foret de Saou.jpg&quot; alt=&quot;Drome vue Foret de Saou&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/The river Drome flows.jpg&quot; alt=&quot;The river Drome flows&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/La Drome vue sur les Trois Becs.jpg&quot; alt=&quot;La Drome vue sur les Trois Becs&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;On fait plein d’apéros au bord de la rivière. Elle nous apaise. Elle crée des conversations différentes. Parfois, elle nous invite à nous confier, seul•e ou à deux.&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Noems coucher de soleil velos.jpg&quot; alt=&quot;Noems coucher de soleil velos&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Noems de dos ciel voile.jpg&quot; alt=&quot;Noems de dos ciel voile&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a qu’ici, on ne se présente pas par son travail, ou moins.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Exit, la course au statut.&lt;br /&gt;
Ici, on vient plus te chercher sur tes engagements, ça n’a rien à voir. Et s’il se trouve que ton engagement c’est d’offrir un cadre de vie pas trop pourri à tes enfants, ça compte aussi. (La Drôme est un des terroires avec le taux d’écoles alternatives le plus élevé.)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On a la chance d’avoir trouvé une maison super mims&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Assez grande pour qu’on puisse tous les deux y vivre et y travailler. Assez grande pour accueillir des amis et de la famille. Assez grande pour faire des repas entre ami•es.&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Salon trop mignon.jpg&quot; alt=&quot;Salon trop mignon&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Veranda si mims.jpg&quot; alt=&quot;Veranda si mims&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;Le jardin :
&lt;img src=&quot;/images/2019-03-29-arrivee-a-crest/Panorama jardin.jpg&quot; alt=&quot;Panorama jardin&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et parce que pour moi, il n’y a pas vraiment plus grand privilège que d’être proche de la nature ces jours-ci.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Mais bon ça, c’est très personnel.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;rien-de-neuf-ou-presque&quot;&gt;Rien de neuf, ou presque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En un mois, on a trouvé :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;1 frigo&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;2 vélos&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;1 machine à laver&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;3 chaises&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;1 table en bois&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;1 table de jardin et six chaises&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;1 cuve à récupération d’eau de pluie&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Du matos de cuisine&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Du bois de récup’ à la &lt;a href=&quot;http://vatelier.fr/index.php/materiautheque/&quot;&gt;matériauthèque de Montmeyran&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;et bientôt une chambre entière (lit, armoire, tables de chevet et coiffeuse) qu’on part chercher à … St Marcellin ! (Rêve déjà d’un fleuve de fromage.)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On a acheté, en neuf :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;1 matelas&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;1 bouilloire électrique silencieuse et réglable&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Quelques trucs de literie&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Quelques trucs de jardin&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Des petites plantes&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Je n’ose même pas penser au prix qu’on aurait dû payer pour avoir ça en neuf.
Ça nous prend pas mal d’énergie, de tout récupérer sur le Bon Coin, dans les recycleries et Emmaüs du coin. On n’a pas de voiture, donc il faut gérer l’emprunt.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On est fiers comme tout de nous approprier cette maison petit à petit !&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;il-nous-reste-des-choses-à-raconter&quot;&gt;Il nous reste des choses à raconter&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout ça, c’est bien beau mais en réalité, on a pris tellement de retard qu’on ne vous a pas encore raconté toute une série d’étapes (Sète, Burret, plein de choses). Ça viendra, merci d’avoir été patient•es.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On prévoit aussi de nous raconter un peu comment notre couple ne s’est pas réduit en miettes pendant de ce voyage au long cours, ce qu’on a continué à apprendre sur nous ces derniers mois.&lt;br /&gt;
It’s never over!&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;et-la-sédentarité-cest-un-choc-&quot;&gt;Et la sédentarité, c’est un choc ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plutôt non. Mais ça ne fait qu’un petit mois que nous sommes là.&lt;br /&gt;
On a retrouvé nos ami•es avec des grands sourires.&lt;br /&gt;
On se forge de nouvelles habitudes.&lt;br /&gt;
Il y a certaines choses qui vont nécessiter de l’adaptation, mais on essaie de prendre chaque chose en son temps.&lt;br /&gt;
Payer un loyer ne veut pas dire ne plus jamais voyager avec nos sacs à dos, bien au contraire.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;a-bientôt-alors-&quot;&gt;A bientôt alors !&lt;/h3&gt;

&lt;iframe src=&quot;https://player.vimeo.com/video/332627843&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;autoplay; fullscreen&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;iframe src=&quot;https://player.vimeo.com/video/332627923&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;569&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;autoplay; fullscreen&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;h3 id=&quot;bonus&quot;&gt;Bonus&lt;/h3&gt;
&lt;h5 id=&quot;les-connaissiez-vous-&quot;&gt;Les connaissiez-vous ?&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Des initiatives géniales basées à Crest et dans les environs :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://terredeliens.org/&quot;&gt;Terre de Liens&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Et si on faisait pousser des fermes ?&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://villagesvivants.com/&quot;&gt;Villages Vivants&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Redynamiser les centre-villes désertés&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://vatelier.fr/&quot;&gt;Valence Atelier Libre&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Faciliter les échanges de savoir-faire&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/LOr-des-Bennes-Recyclerie-151816775366584/&quot;&gt;L’or des bennes&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Acheter au lieu d’à jeter&lt;/em&gt; (cette recyclerie a revendu un total de &lt;strong&gt;52 tonnes&lt;/strong&gt; d’objets en 2018 !!)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://dromolib.fr/se-deplacer/&quot;&gt;Dromolib&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Emprunts de vélos électriques sur demande&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.autosbus.org/autopartage&quot;&gt;Crest Auto Partage&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Prêts de voitures entre particuliers sous forme associative&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h5 id=&quot;dans-nos-oreilles--et-lectures-du-moment-&quot;&gt;Dans nos oreilles 🎧 et lectures du moment 📚&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Les toujours excellents :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Podcast à soi&lt;/strong&gt; (&lt;a href=&quot;https://www.arteradio.com/son/61661252/l_horloge_biologique_t_a_pas_sonnee_17&quot;&gt;L’horloge biologique, on t’a pas sonnée&lt;/a&gt;),&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les Couilles sur la Table&lt;/strong&gt; (&lt;a href=&quot;https://www.binge.audio/penetrer/&quot;&gt;Pénétrer&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.binge.audio/cours-particulier-avec-paul-b-preciado-1-2/&quot;&gt;Cours particulier avec Paul B. Preciado&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.binge.audio/bien-choisir-sa-capote/&quot;&gt;Eux - bien choisir sa capote&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.binge.audio/parler-comme-un-homme/&quot;&gt;Parler comme un homme&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.binge.audio/les-vrais-hommes-ne-violent-pas/&quot;&gt;Les vrais hommes ne violent pas&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Et puis des choses par-ci par-là comme :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.arteradio.com/serie/les_chemins_de_desir&quot;&gt;Les Chemins de désir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur Arte radio,&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/histoire-des-remedes-et-des-medicaments&quot;&gt;Une histoire des plantes médicinales&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;,&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/etre-et-savoir/tous-surdoues?&quot;&gt;Tous surdoués ?&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ou&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/le-feminisme-face-a-la-menace-dune-regression&quot;&gt;Le féminisme face à la menace d’une regression&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur France Culture.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/valerie-zenatti&quot;&gt;Valérie Zenatti : “J’ai découvert un silence d’une qualité jamais éprouvée”&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur France Culture.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.presages.fr/blog/2019/delphine-batho&quot;&gt;Delphine Batto : face aux effondrements, l’écologie intégrale&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur Présages.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://oufipo.org/terrain-sensible-journalistes-au-rapport/&quot;&gt;Terrain sensible, journalistes au rapport&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur Oufipo, avec les excellentes Inès Léraud et Morgan Large.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/des-citoyens-qui-changent-le-monde-3-mauricio-lanceur-dalerte-a-labattoir-de-limoges&quot;&gt;Mauricio, lanceur d’alerte à l’abattoir de Limoges&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur France Culture.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Et puis &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.binge.audio/comment-survivre-au-taf/&quot;&gt;Comment survivre au taf&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; avec Marie Dasylva sur Kiffe ta race.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;📚&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.goodreads.com/book/show/13235686-active-hope?ac=1&amp;amp;from_search=true&quot;&gt;&lt;strong&gt;Active Hope, How to Face the Mess We’re In Without Going Crazy&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de Joanna Macy&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionsducommun.org/lart-de-conter-nos-experiences-collectives-faire-recit-a-lheure-du-storytelling-benjamin-roux/&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’art de conter nos expériences collectives&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; aux Éditions du Commun&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionsducommun.org/entretien-avec-saul-alinksy-preface-yves-citton/&quot;&gt;&lt;strong&gt;Entretiens avec Saul Alinsky&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; aux Éditions du Commun&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.visorando.com/carte-ign-3137ot.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Carte IGN 3137OT&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
        <pubDate>Fri, 29 Mar 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2019/03/arrivee-a-crest.html</link>
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      </item>
    
      <item>
        <title>Beaufort-sur-Gervanne</title>
        <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous avons séjourné à Beaufort-sur-Gervanne du 1er au 17 novembre 2018 — c’est notre neuvième mois d’itinérance.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En juin dernier, la Drôme nous a beaucoup plu.
&lt;a href=&quot;/2018/12/crest.html&quot;&gt;On avait passé deux semaines à Crest&lt;/a&gt; ; à l’époque en pleine réflexion sur le ralentissement de notre itinérance. Deux semaines, c’était le luxe du temps long, la tranquilité de vivre sans s’empresser.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On a décidé de revenir 1 mois et demi dans la Drôme, à Beaufort-sur-Gervanne puis à nouveau à Crest dans l’optique de vivre un quotidien là bas, et de confirmer ou infirmer une intuition quant à une future installation dans la vallée de la Drôme.&lt;/p&gt;

&lt;!--more--&gt;

&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://player.vimeo.com/video/309312584&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; mozallowfullscreen=&quot;&quot; webkitallowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Podcasts écoutés&lt;/strong&gt; 🎧&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/series/une-histoire-des-homosexualites&quot;&gt;Une histoire des homosexualités&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nova.fr/podcast/dans-le-genre/29-dans-le-genre-paul-b-preciado&quot;&gt;Dans le genre de Paul B. Preciado&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/blob-story-aux-utopiales&quot;&gt;Blob story aux Utopiales&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/journal-breton&quot;&gt;Journal Breton - saison 1&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/pma-hors-la-loi&quot;&gt;PMA hors la loi&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://art19.com/shows/parti-pris/episodes/0c7e4b4b-3649-49d8-a815-686e730e0b14&quot;&gt;PMA : la parole aux concernées&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.arteradio.com/son/61660501/un_podcast_soi_ndeg12_les_femmes_sont_elles_des_hommes_comme_les_autres&quot;&gt;Un podcast à soi (n°12) : Les femmes sont-elles des hommes comme les autres ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://podcast.ausha.co/nec-plus/episode-maia&quot;&gt;#NEC + 4 // Rendez-vous avec Maïa Dereva&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/paul-virilio-penseur-de-la-vitesse&quot;&gt;Paul Virilio, penseur de la vitesse&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3 id=&quot;première-soirée-dans-la-vallée-de-la-gervanne&quot;&gt;Première soirée dans la vallée de la Gervanne&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;On utilise pour la première fois la mine d’or qu’est &lt;a href=&quot;https://www.nomador.com/&quot;&gt;Nomador&lt;/a&gt;, un site d’échange de services (tu gardes mon chat pendant que je pars en vacances).
C’est le sourire de Barbara qui nous accueille à la gare de Crest.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle est venue nous chercher. Elle habite 15 kilomètres plus haut, à Beaufort-sur-Gervanne. On dîne avec elle et son vieux chat, Nabu. On prépare ensemble un gratin de ravioles aux légumes (une spécialité culinaire phare du Dauphiné, la région avoisinante).
Sa maison donne sur une petite vallée : les arbres prennent leur couleur d’automne, et en face, la chocolaterie nous nargue.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Barbara nous raconte sa vie de costumière, en partie itinérante comme nous. Elle suit des troupes et des spectacles deux semaines par mois. Pour nous, c’est le bonheur - on pose nos quartiers dans une maison chaleureuse, avec une grande cuisine bien équipée, un poêle à bois pour nous réchauffer.
J’aime la chaleur que diffuse le poêle. Ça nous apprend à gérer les ressources qu’on consomme, à prévoir le bois. La chaleur n’est ni acquise ni impensée : elle entre dans nos rituels quotidiens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un tour au bar du coin pour boire un verre, et on tombe de sommeil.
Barbara part le lendemain.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Vues chez Barbara / portrait --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1756.JPG&quot; alt=&quot;Thomas carresse Nabu&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_20181103_150038.jpg&quot; alt=&quot;Régal légumineux sur la terrasse&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1865.JPG&quot; alt=&quot;Nabu le Grand&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;!-- Nabu --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Nabu chambre.jpg&quot; alt=&quot;Nabu sieste dans la chambre&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Nabu soleil.jpg&quot; alt=&quot;Nabu sieste sur la terrasse&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Repas terrasse.jpg&quot; alt=&quot;Repas terrasse&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;un-quotidien-à-la-campagne--contraste-et-adaptation&quot;&gt;Un quotidien à la campagne : contraste et adaptation&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Les premiers jours, nos esprits et nos corps doivent s’habituer à cet environnement nouveau. Le village de Beaufort abrite 400 personnes à l’année. Il y a un bar-hôtel-restaurant, une coopérative boulangère (&lt;a href=&quot;http://www.painsdebeaufort.com/&quot;&gt;Les Pains de Beaufort&lt;/a&gt;), un bureau de Poste, &lt;a href=&quot;https://epiceriedebeaufort.wordpress.com&quot;&gt;une épicerie associative&lt;/a&gt; et un autre restaurant (qui ferme pour l’hiver).&lt;/p&gt;

&lt;!-- Vues de Beaufort --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Epicerie Beaufort.jpg&quot; alt=&quot;Epicerie de Beaufort&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/L'epicerie par la.jpg&quot; alt=&quot;Epicerie par là&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;J’ai un vertige de changement d’échelle qui s’installe, mêlé d’une peur souterraine qui refuse de se nommer. Je n’ai pas le permis, et de toute façon, nous n’avons pas de voiture. Aucun bus à l’horizon. Il va falloir faire avec.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On commence à faire du stop pour se rendre au marché. Ça marche bien, souvent même du premier coup ! Des gens de tous âges et profils s’arrêtent. L’occasion de faire des rencontres (brèves, mais tout de même) avec des personnes qu’on n’aurait pas forcément croisé ailleurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À chaque trajet, les conversations tournent autour de qui nous sommes, pourquoi on est là, pourquoi on s’intéresse à la Drôme et nous de leur retourner ces questions, pour savoir ce qui les attache à cet endroit.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Vue de rando fin de journee.jpg&quot; alt=&quot;Vue de rando fin de journee&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;!-- Vues dromoises --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/La rando ca detend.jpg&quot; alt=&quot;La montagne ca vous gagne&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Coucher de soleil chez Barbs.jpg&quot; alt=&quot;Coucher de soleil&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_20181102_103922.jpg&quot; alt=&quot;Cloudy day&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;anecdotes-dauto-stop&quot;&gt;Anecdotes d’auto-stop&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Voici justement un petit florilège de ce qui a ponctué nos trajets en stop :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;la personne qui nous demande si on aime la chasse, et nous dit &lt;q&gt;de toute façon l’endroit idéal n’existe pas&lt;/q&gt; ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;les personnes de la chorale du 11 novembre ; c’est chouette de voir des enfants courir dans la rue, c’est vivant. Le comble du chic Drômois c’est de vivre avec une vue sur les Trois Becs ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la personne qui voulait vivre en Ardèche, qui avait tout quadrillé avec ses ânes ; il adore la région mais comme il a la sensation d’avoir tout vu, il a envie d’aller ailleurs (mais dans un endroit “aussi naturel”) ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la personne qui bosse à l’usine de Beaufort ; il nous raconte la transition de propriétaire à l’usine, que c’est devenu plus dur pour certain·es mais que lui ça va, parce qu’il n’est pas dans “la chaîne” ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la personne qui fumait beaucoup, anciennement en production dans le cinéma, maintenant éduc’ spé, qui adore habiter à Beaufort pour le calme, la nature et le changement de rythme de vie ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la personne qui parlait de l’arrivée massive de nouvelles personnes dans la Drôme depuis 10 ans ; à raccrocher avec une autre personne qui nous disait qu’elle voyait d’un bon œil l’arrivée des néo-ruraux, ils s’installent pour faire des fromages ou des produits de qualité ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la personne rencontrée la veille au café avec son van en direction de Barcelone, souriant, il nous a reconnu, il file volontiers un coup de main ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la personne qui nous a raconté son arrivée ici et l’épanouissement de ses enfants dans la nature ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la personne qui bossait au centre de jeûne de Plain-de-Baix ; la durée de trajet idéale, y’a tout ce qu’il lui faut, il nous raconte que les chefs de grandes entreprises viennent là pour arrêter l’alcool et la coke pendant une semaine.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Signe entree Vercors.jpg&quot; alt=&quot;Entree du Vercors&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le dénominateur commun ? Les Drômois•es s’accordent pour dire qu’il se passe quelque chose de particulier ici.
C’est vivant. De nouvelles personnes viennent constamment s’installer, le solde démographique est positif. Des projets fleurissent un peu partout dans la vallée. L’épicerie de Beaufort en est un signe, l’Usine Vivante en est un autre. L’été il y a même un &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/evidencebaravin/&quot;&gt;bar à vins naturels éphémère&lt;/a&gt; à quelques kilomètres de là…&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-biovallée&quot;&gt;La biovallée&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Information non-négligeable, la Drôme est la première région bio de France : 20% des terrains le sont contre 5% en moyenne ailleurs en France.
Au marché, ça se voit. C’est ce qui nous a &lt;a href=&quot;/2018/12/crest.html&quot;&gt;séduit la première fois&lt;/a&gt;. Les étals sont beaux. On croise les producteurs passionnés, on peut discuter avec eux. Et tout a un goût merveilleux. Jusqu’à la moindre carotte. Imaginez un peu.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Drôme sauvage --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Chardon sauvage.jpg&quot; alt=&quot;Chardon sauvage&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Fleur sauvage.jpg&quot; alt=&quot;Fleur des champs&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;On l’a compris pendant ce voyage, c’est quelque chose qui nous tient à cœur. On veut mettre de bonnes choses dans nos corps, respecter la terre, mieux rémunérer les producteurs, respecter les animaux, manger le moins d’antibiotiques et de pesticides possible. Ça paraît d’un bon sens implacable, et comme vous le savez peut-être, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît.
C’est un processus qui &lt;em&gt;coûte&lt;/em&gt; plus, en temps, en vigilance et en argent.
En venant ici, on se sent proche de ce qui nous parle : des productions respectueuses. On rencontre des boulangers qui font eux-même leur production de céréales anciennes, font eux-même leur mouture, font eux-même leur pain au levain naturel. Des vrais passionnés. Je ne pensais jamais être autant transportée par du pain, du pain vivant — sur ce sujet, &lt;a href=&quot;https://www.actes-sud.fr/catalogue/cuisine-et-gastronomie/la-recherche-du-pain-vivant&quot;&gt;À la recherche du pain vivant&lt;/a&gt; de Roland Feuillas et Jean-Philippe de Tonnac est un excellent bouquin.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Drôme sauvage --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Pain pesto saucisson.jpg&quot; alt=&quot;Apero&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Moutons.jpg&quot; alt=&quot;Moutons&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;lusine-est-elle-assez-vivante-pour-grandir-&quot;&gt;L’Usine est-elle assez vivante pour grandir ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Si on remonte à la racine de notre recherche, elle se situe autour d’un nouveau lieu de vie &lt;em&gt;et&lt;/em&gt; de projets auxquels participer.
Crest et l’&lt;a href=&quot;https://www.usinevivante.org/&quot;&gt;Usine Vivante&lt;/a&gt; avaient piqué notre curiosité l’été dernier.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Deux jours après notre arrivée à Beaufort, coïncidence : on reçoit une invitation à une grande assemblée.
L’Usine, locataire jusqu’ici du bâtiment central de cette ancienne usine automobile, a reçu une offre de vente, pour s’étendre sur un bâtiment supplémentaire et s’ouvrir au public.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;L’Usine a-t-elle les forces vives pour mener ce projet à bien ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Usine vivante.jpg&quot; alt=&quot;Assemblée Usine vivante&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans l’idée initiale qui a porté ce projet, le lieu devait avoir ces deux pôles : un endroit où un collectif de gens se retrouve pour travailler, déjeuner, faire vivre le jardin, etc - ainsi qu’un café ouvert sur la ville, plus ouvert vers l’extérieur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’Usine Vivante a trois ans et vit grâce à des forces bénévoles. Elle a besoin de nouveaux bras, de nouveaux cerveaux et d’envies fraîches pour reprendre son élan et entamer ce nouveau chapitre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On trouve des points communs avec une de nos toutes premières étapes de voyage : l’&lt;a href=&quot;/2018/04/intercoop-la-cagette.html&quot;&gt;intercoop des supermarchés coopératifs&lt;/a&gt; et son souci de l’essouflement / l’épuisement progressif de bénévoles surinvestis.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au fur et à mesure des discussions, on glâne des informations. On saisit toute la complexité du projet. Derrière un lieu unique se cachent plusieurs dynamiques : celle des résident·es, celle des bénévoles, celle des salarié·es. Les intérêts, les envies et le temps libre varient. Acheter ou ne pas acheter l’aile, à quel prix ? Les réponses divergent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour compléter la grande assemblée, on se rend à la commission ‘Finance et juridique’ pour mieux saisir les tenants et aboutissants du projet, notamment son impact financier. On mesure toute la force qu’il a fallu pour que ce projet naisse, pour qu’il tienne, et ce qu’il faudrait pour qu’il s’épanouisse davantage.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ça nous donne envie d’apporter notre soutien, de bien réfléchir à ce qu’on pourrait apporter et sous quelle forme. Ce n’est pas évident : on n’est pas encore installés, on n’a même pas encore détricoté si oui on non on aimerait vivre ici. On ne peut donc proposer qu’une aide ponctuelle, tout en essayant de faire avancer les choses.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout ça nous donne matière à réfléchir.
Il nous faudra un peu de temps pour digérer cette nouvelle : &lt;strong&gt;si l’Usine s’épuise, est-ce que notre intérêt pour Crest reste intact ?&lt;/strong&gt;
Il faut envisager tous les scénarios, ce qui nous semblait acquis se révèle être un effort collectif constant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1771.JPG&quot; alt=&quot;Tom concentré&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;marcher-dans-la-nature&quot;&gt;Marcher dans la nature&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Après avoir été à Crest quasiment tous les jours de la semaine, Thomas exprime une fatigue et son envie de profiter de Beaufort avant qu’on s’en aille.
Il doit faire beau dans les jours qui viennent, et grâce à la voiture de Severine et Ludo, on va pouvoir s’échapper faire des randonnées dans le Vercors.
Ces temps de marche nous &lt;em&gt;émerveillent&lt;/em&gt;, nous donne envie de sauter toutes les étapes du doute qui plâne et nous colle malgré nous et crier “oui d’accord, on s’installe ici !”.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Vues de rando --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/PANO_vellan.jpg&quot; alt=&quot;Panorama Vellan&quot; class=&quot;panorama&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Trois Becs.jpg&quot; alt=&quot;Trois Becs&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Balade du Vellan.jpg&quot; alt=&quot;Balade du Vellan&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Vue degagee.jpg&quot; alt=&quot;Vue dégagée&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;On sillonne les vallées, on grimpe, on voit la végétation changer en fonction de l’altitude, de l’exposition au soleil. Ça sent la nature qui va bien. Les forêts ne sont pas homogènes comme dans les endroits destinés à la culture du bois. Ici, c’est clair - ce n’est pas l’homme qui s’impose.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Vues de rando - portrait --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1824.jpg&quot; alt=&quot;Tom Vellan&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1846.JPG&quot; alt=&quot;Bergerie&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1798.JPG&quot; alt=&quot;Feuilles colorees&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;On s’aventure d’abord à pied de la maison jusqu’à Gigors.
Puis à la Croix du Vellan.
Puis carrément jusqu’à Font d’Urle, au cœur du massif du Vercors. On grimpe suffisamment haut pour que les rapaces nous cotoient. On a vue sur toute la vallée, les Trois Becs toujours en repère.
Jamais été aussi contents d’être flexibles dans notre cadre de travail.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Vues de rando - Font d'Urle - paysage --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Entree Font d'Urle.jpg&quot; alt=&quot;Entree de la rando&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Noems cailloux.jpg&quot; alt=&quot;Noems sculpture de cailloux&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Noems en haut du Font d'Urle.jpg&quot; alt=&quot;Noems Mme Biceps&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;
&lt;!-- Vues de rando - Font d'Urle - portrait --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1887.JPG&quot; alt=&quot;Tom a envie de monter&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1906.JPG&quot; alt=&quot;Vue vallee&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/PANO_font d'urle.jpg&quot; alt=&quot;Panorama Font d'Urle&quot; class=&quot;panorama&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;La nuit tombe vite, ces jours-ci. On passe les soirées à câliner Nabu, qui nous fait bien comprendre que c’est “his way or the high way” : il a un penchant pour les aisselles des gens, s’étaler de tout son long sur la poitrine de son réceptacle…
On recharge nos batteries de ronrons. Preuve à l’appui :&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/Calin Nabu.jpg&quot; alt=&quot;Calinou en soiree&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-01-beaufort-sur-gervanne/IMG_1744.jpg&quot; alt=&quot;Tom et Nabuchat&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://player.vimeo.com/video/309312603&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; mozallowfullscreen=&quot;&quot; webkitallowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;h3 id=&quot;on-repart-avec-quoi-&quot;&gt;On repart avec quoi ?&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;L’appréciation d’un rythme plus lent&lt;/strong&gt;, dans un contexte plus proche du quotidien que celui des vacances (temps exceptionnel pas forcément soutenable à moyen terme).&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le vécu d’une ‘vraie’ maison&lt;/strong&gt; : le confort, la cuisine pièce à vivre…&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;La confirmation d’une intuition&lt;/strong&gt; : la proximité avec la Nature nous réussit, celle de pouvoir cuisiner avec des produits de qualité.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un cadre plus sauvage&lt;/strong&gt;, une facilité qui incite à aller marcher aux quatre vents. Les chemins de randonnée, qu’ils partent au pied de la maison ou au-delà de cols dans le Vercors, nous coupent le souffle !&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Le mois qui vient, on va être à Crest même. 8000 habitants vs 400. On va pouvoir &lt;strong&gt;“comparer” nos vécus de la Vallée&lt;/strong&gt;, à 15 kilomètres d’écart ; les impacts sur notre vie et sur nos envies d’implantation.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Noémie ajoute :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les barrières pour se déplacer librement, sans permis, sans voiture&lt;/strong&gt; et avec peu de transports en commun a généré une angoisse latente.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;J’ai envie et/ou besoin de &lt;strong&gt;pouvoir sortir quand ça me chante&lt;/strong&gt; pour aller boire un café, acheter quelques bricoles, aller travailler ailleurs que chez nous.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Faire l’expérience de cadres de vie de petite échelle comme celui-ci me fait voir Crest d’une manière différente, je la considère plus comme une ville parmi des villages.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Ce qui fait la différence ici pour moi, c’est l’épicerie&lt;/strong&gt; (épicentre du village) qui a de bons produits et qui est autant un lieu de rencontres que d’approvisionnement en dehors des grandes surfaces. Mention spéciale à la sélection de vins naturels !&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Ici, &lt;strong&gt;il me manque le plaisir de croiser des têtes connues dans la rue&lt;/strong&gt;, le rituel du marché… Je sens que le changement d’échelle serait trop radical pour moi, en tous cas dans un premier temps.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Thomas complète :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Je me serais bien vu vivre ici, dans un cadre aussi chaleureux ; à la croisée de beaux sentiers de randonnée, proche des villes et déjà suffisamment éloigné ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Il manquerait presque un café associatif de l’autre côté de la rue, en face de l’épicerie, c’est là que je voyais les personnes s’arrêter pour discuter ;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Il manquait une épicerie associative à d’autres villages de taille similaire&lt;/strong&gt; ; quand on les traversait et que je me demandais “est-ce qu’on se sentirait d’habiter ici ?”, s’il n’y avait pas un lieu de ce genre, c’était un “non” systématique — ça se ressent dans leur dynamique de vie.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Promis on vous raconte bientôt le récit de notre second mois à Crest. Celui où on a décidé que… non je ne &lt;em&gt;spoile&lt;/em&gt; pas 😁.&lt;/p&gt;

&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://player.vimeo.com/video/309312612&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; mozallowfullscreen=&quot;&quot; webkitallowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

</description>
        <pubDate>Thu, 03 Jan 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2019/01/beaufort-sur-gervanne.html</link>
        <guid isPermaLink="true">https://estcequecestdutravail.xyz/2019/01/beaufort-sur-gervanne.html</guid>
        
        
      </item>
    
      <item>
        <title>Crest</title>
        <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous avons séjourné à Crest du 27 mai jusqu’au 10 juin 2018 — c’est notre troisième mois d’itinérance. Nous y retournerons en décembre, puis à la fin janvier 2019. Prochains épisodes à venir.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Crest, on y va parce qu’on nous en a parlé avant même qu’&lt;a href=&quot;/2018/03/voir-londres-et-partir.html&quot;&gt;on quitte Londres&lt;/a&gt;.
Ce qui nous a intrigué : le fablab et son &lt;a href=&quot;http://www.8fablab.fr/8-fablab/projets-collaboratifs/51-3-proj-coll-hip-village&quot;&gt;imprimante 3D céramique&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.usinevivante.org&quot;&gt;un tiers-lieu qui fait parler de lui&lt;/a&gt; et trois ami·es qui habitent dans les parages.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette destination, c’est aussi un questionnement qui nous poursuit : est-ce qu’on se sentirait de vivre hors d’une grande ville ? Si nos tripes semblent dire “oui”, qu’en est-il en pratique ? Qu’est-ce qui se cache, sous le vernis ?&lt;/p&gt;

&lt;!--more--&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vu&lt;/strong&gt; 📽&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=kUPIuDonz_g&quot;&gt;Demain s’entête, film sur la ZAD&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://interaction18.ixda.org/program/talk-design-to-ignite--design-sprints-for-transformation-at-scale-sasaki-tomomi-milan-guenther/&quot;&gt;Design to Ignite, Design sprints for transformation at scale&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=D-Zcw5LNs_U&quot;&gt;Rebecca Solnit and Jia Tolentino in conversation&lt;/a&gt;
    &lt;blockquote&gt;
      &lt;p&gt;Live by principle, try and be effective. So much of the hope work I do is about the idea that you can’t do this so you know it will work, because you can’t know in advance. And these things are contagious, hope, intelligence, generosity are contagious. Living by your own standards, asking your own questions.&lt;/p&gt;
    &lt;/blockquote&gt;
  &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Senses 1&amp;amp;2 (&lt;a href=&quot;https://vimeo.com/266449878&quot;&gt;bande-annonce&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Podcasts écoutés&lt;/strong&gt; 🎧&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://louiemedia.com/entre/&quot;&gt;Entre&lt;/a&gt; : &lt;a href=&quot;https://louiemedia.com/entre/episode14-lavenir&quot;&gt;épisode 14 - Préparer l’avenir&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/sylviafredriksson&quot;&gt;Le Soundcloud de Sylvia Fredriksson&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lectures&lt;/strong&gt; 📖&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;De la critique théorique au « faire » : &lt;a href=&quot;http://www.metropolitiques.eu/De-la-critique-theorique-au-faire-la-transformation-du-droit-a-la-ville-a.html&quot;&gt;la transformation du droit à la ville à travers les communs madrilènes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.cairn.info/revue-chimeres-2012-1.htm&quot;&gt;Revue Chimères numéro 76 - Écosophie&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;#écosophie--écologie-environnementale-sociale-mentale&quot;&gt;naviguer vers les notes de lecture&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3 id=&quot;notre-première-petite-ville&quot;&gt;Notre première “petite ville”&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Aucun de nous deux n’étions déjà allés dans la Drôme. Crest, nous l’avions à peine aperçue lors de trajets en train sur la ligne TGV entre Valence et Avignon. Nous n’en connaissions que sa tour à flanc de montagne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quand le train s’arrête en gare de Crest, l’horizon a déjà bien rétréci, engoncé entre deux crêtes montagneuses. Au loin, nous apercevons &lt;em&gt;les Trois Becs&lt;/em&gt;, le paysage signature de ce bout de la vallée de la Drôme. Nous entendons la rivière s’écouler à proximité et les innombrables oiseaux. La nature nous accueille.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Vues Drômoises --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Fleurs et vue vallee.jpg&quot; alt=&quot;Fleurs et vue vallée&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Le pont.jpg&quot; alt=&quot;Le pont et la Drôme&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Vue vallee entre maisons.jpg&quot; alt=&quot;Vue vallée entre maisons&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;C’est notre première étape dans une “petite ville”. Noémie a vécu à Paris et Londres, Thomas à Toulouse, Bordeaux et Londres. Tout de suite, 8000 habitants sonne comme une inconnue. C’est facile de faire le tour (!) de la ville, d’arpenter les ruelles et de croiser des gens qu’on connaît — ça rassure et fait peur en même temps.
Parmi les premières interrogations qui nous assaillent, l’ennui de tourner en rond, la difficulté de faire un trajet sans refuser une conversation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Thomas apprécie la vue et la tranquilité — ça se rapproche beaucoup de la vision de sa journée idéale, de vivre au rythme du soleil, avec une vue sur du vert. Noémie se pose davantage de questions, sur le travail, les ami·es et l’échelle de la ville.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Toits crestois.jpg&quot; alt=&quot;Toits crestois&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;festin-végétal-au-marché-local&quot;&gt;Festin végétal au marché local&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Nous découvrons le marché de Crest un mardi. Un jour où il est en version réduite mais déjà bien fourni en produits de qualité. Tout ce qu’on voit nous fait envie, les légumes sont beaux, les maraîchers et producteurs sont nombreux (il y a peu de revendeurs) et enclins à discuter.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On redécouvrira ce marché le samedi. Les ruelles piétonnes sont remplies d’étals, de locaux et de touristes. Je pense qu’on y redécouvre le goût des tomates, des variétés et des formes que je n’avais que trop peu vu après 5 années de vie en Angleterre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le marché, c’est le moment où tu croises nombre de personnes que tu connais. Un café, un verre ou une partie de jeux de société chez &lt;a href=&quot;https://archijeux.org/&quot;&gt;ArchiJeux&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un saut au marché du dimanche de Saillans confirme un peu plus la richesse de la région en terme de production alimentaire : fruits, légumes et viandes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Clocher et ciel contraste.jpg&quot; alt=&quot;Clocher et ciel contrasté&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;notre-phare--lusine-vivante&quot;&gt;Notre phare : l’Usine Vivante&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;L’&lt;a href=&quot;https://www.usinevivante.org&quot;&gt;Usine Vivante&lt;/a&gt; est un tiers-lieu qu’on nous avait recommandé d’aller rencontrer. On nous avait vanté son mode d’(auto-)organisation et une chouette atmosphère qui nous plairait sûrement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On tombe dessus en déambulant dans la ville. On toque à la porte et… on nous dit que le lieu n’est pas ouvert au public, et on nous invite à revenir le jour de la visite mensuelle. Ah… Notre déception tient au fait que nous nous étions habitué à des tiers-lieux ouverts au public.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Coup de chance : la visite mensuelle est le mercredi suivant. Le même jour qu’un &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/events/1969168033412308/&quot;&gt;atelier sur l’utilisation des cafetières&lt;/a&gt;. Antoine, le torréfacteur de Kaffa Roastery, nous fera goûter les arômes qui ressortent en utilisant des cafetières Chemex, Aeropress, à piston…&lt;/p&gt;

&lt;!-- Usine --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Atelier cafe.jpg&quot; alt=&quot;Atelier café&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Visite usine hangar.jpg&quot; alt=&quot;Visite de l'Usine&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;La semaine suivante, nous faisons connaissance avec les résident·es de cette ancienne usine de moteurs à l’heure du déjeuner, dehors, au soleil. On a rencontré Céline qui s’occupe de la programmation et nous en dit davantage ce qu’il s’y passe. Ça tombe bien, Thomas a envie de proposer des ateliers. On échange nos contacts.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sébastien nous accueille ensuite pour la visite mensuelle. Il est le seul salarié du lieu, et se charge de son animation, de la coordination entre les groupes de travail (composés de bénévoles). Il nous montre les lieux, l’atelier des charpentiers et des céramistes. On croise quelques visages qui nous renvoient des sourires.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On finit autour d’un thé, sur les canapés à poser toutes nos questions. On s’y sent tellement bien qu’on y travaille le reste de l’après-midi. Quand on en repart, on se sent chez nous, on a envie de trainer avec ces gens.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;De toutes façons, on se reverra.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;!-- Usine bis --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Usine hangar.jpg&quot; alt=&quot;Usine vivante - le hangar&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Ceramique en preparation.jpg&quot; alt=&quot;Céramique en préparation&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Hangar usine vue parallele.jpg&quot; alt=&quot;Hangar usine vue parallèle&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;écosophie--écologie-environnementale-sociale-mentale&quot;&gt;Écosophie : écologie environnementale, sociale, mentale&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Severine, une de nos amies récemment installée à Crest, me prête &lt;a href=&quot;https://www.cairn.info/revue-chimeres-2012-1.htm&quot;&gt;un exemplaire de la revue Chimères&lt;/a&gt;, suite à une discussion sur la permaculture. J’avais été intriguée par une personne croisée quelques semaines auparavant qui en avait parlé sous l’angle humain.
Comment transposer dans sa vie, ses choix et le chemin qu’on trace des principes permacoles ?
Jusqu’ici, je me suis sentie assez déconnectée de la nature. Je n’en suis pas particulièrement fière. J’aimerais apprendre à la réinviter dans mon quotidien, mieux vivre avec elle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voici des notes de lecture qui se rapportent à ce qu’on avait dans la tête lors de notre séjour. Les multiples dimensions d’une crise ‘écologique’, une écologie des émotions… Une nouvelle manière d’habiter le monde qui nous entoure.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;La crise écologique renvoie à une crise plus générale, du social, du politique et de l’existentiel. Ce qui se trouve mis en cause ici, c’est une sorte de révolution des mentalités afin qu’elles cessent de cautionner un certain type de développement fondé sur un productivisme ayant perdu toute finalité humaine. &lt;cite&gt;Félix Guattari (Chimères numéro 11, “Écosophie”)&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;‘Les Trois Écologies’ proposent un nouveau profil de citoyen, artiste, travaillant en permanence à ajuster son projet de vie, à élaborer les règles définissant sa professionalité et à fabriquer en actes son éthique. &lt;cite&gt;Anne Querrien&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Nouvelles pratiques du soi dans le rapport à l’autre, à l’étranger et à la Terre. &lt;cite&gt;Anne Querrien&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;L’écosophie rassemble transversalement des propositions qui adoptent des postures expérimentales, expérimentatrices, inventives et créatrices, et pas simplement critiques et réactives. &lt;cite&gt;Anne Querrien&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h3 id=&quot;les-autres-rencontres&quot;&gt;Les autres rencontres&lt;/h3&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;avec le &lt;a href=&quot;http://www.8fablab.fr/&quot;&gt;8FabLab&lt;/a&gt;, un atelier entre midi et deux “Des sites web sans base de données” (merci à Mathieu pour l’intermission)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;avec &lt;a href=&quot;https://terredeliens.org/&quot;&gt;Terre de Liens&lt;/a&gt;, suite au Printemps d’InPACT (bénévolat de Thomas)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;avec Lionel, qui habite à Loriol (Noémie apprend à poser de l’enduit pendant que Thomas écrit/fait la sieste)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;avec Antoine, le &lt;a href=&quot;http://kaffa-roastery.com/&quot;&gt;torréfacteur local et ses délicieux cafés&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;avec Benoit Gantaume, à distance, on enregistre un podcast “&lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/benoitgantaume/tirer-le-meilleur-de-ses-ressources-feat-thomas-parisot&quot;&gt;tirer le meilleur parti de ses ressources&lt;/a&gt;”&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;avec le coworking de Saillans : le &lt;a href=&quot;https://le36.in/&quot;&gt;36 quais des Coworkers&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;un atelier d’écriture à l’&lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/arretpubliccrest/&quot;&gt;Arrêt Public&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;!-- Fablab --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Impression ceramique en 3D.jpg&quot; alt=&quot;Impression ceramique en 3D&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Map en 3D.jpg&quot; alt=&quot;Carte en 3D&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;on-repart-avec-quoi-&quot;&gt;On repart avec quoi ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comprendre son rythme&lt;/strong&gt;
C’est la première étape où on reste plus d’une semaine à un endroit donné. Après nos 3 premiers mois d’itinérance, on commence à sentir la fatigue s’installer. On décide ensemble de ralentir la cadence. On verra moins d’endroits, mais on saura mieux profiter de chaque étape.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ça permet à Noémie de comprendre une chose importante pour elle : ce rythme lui est bien plus adapté car elle met quelques jours à prendre ses marques. Elle a besoin de ce temps d’adaptation pour pouvoir ensuite susciter des rencontres, s’inscrire à des ateliers…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors, la “petite ville” ?&lt;/strong&gt;
Finalement, on se sent moins contraints que ce qu’on imaginait. Noémie trouve ici des éléments importants de son bien-être au quotidien. Des cafés, une bibliothèque, un cinéma… L’essentiel y est.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’importance du &lt;em&gt;vivant&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;
C’est à travers les rencontres qu’on a compris ça. Crest a une vue qui t’ancre dans la nature. Mais il s’y passe aussi des choses avec quelques bouts de ficelles, par la volonté et l’envie de quelques personnes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au final, cette multitude donne un caractère vivant à la ville. On apprend que c’est ce qui nous attire le plus ici, cette vie. Ça nous fait dépasser le critère démographique — Valence, la “grande ville” avoisinante ne nous fait pas du tout le même effet. Il se passe quelque chose à Crest (et dans la vallée), on le sent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un petit goût de reviens-y&lt;/strong&gt;
Le soupçon qu’on pourrait se sentir bien, à vivre ici : un mélange de travail, ami·es, nature et miam qui ne demande qu’à se confirmer (et qui n’a jamais été aussi présent).
On n’a que peu exploré la nature environnante, on part avec le regret de ne pas davantage trainé nos chaussures sur les sentiers de randonnée.&lt;/p&gt;

&lt;!-- Vues Toemioums --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Noems bas rue.jpg&quot; alt=&quot;Noems en bas de la rue&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Tom biere.jpg&quot; alt=&quot;Thomas boit de la bière locale sous la Tour&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Tom pont et riviere.jpg&quot; alt=&quot;Thomas sur le pont&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;!-- Vues --&gt;
&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Vue rue.jpg&quot; alt=&quot;Vue rue&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-12-01-crest/Vue riviere ciel sombre.jpg&quot; alt=&quot;Rivière et ciel sombre&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;iframe src=&quot;https://player.vimeo.com/video/303107061&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; frameborder=&quot;0&quot; webkitallowfullscreen=&quot;&quot; mozallowfullscreen=&quot;&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

</description>
        <pubDate>Fri, 28 Dec 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2018/12/crest.html</link>
        <guid isPermaLink="true">https://estcequecestdutravail.xyz/2018/12/crest.html</guid>
        
        
      </item>
    
      <item>
        <title>La MYNE, tiers-lieu citoyen et auto-géré</title>
        <description>&lt;p&gt;Notre première visite à la MYNE remonte au mois d’avril dernier.
Après MiXiT (&lt;a href=&quot;/2018/10/lyon.html&quot;&gt;premier épisode lyonnais&lt;/a&gt;), on a pu profiter de Lyon quelques jours et passer du temps à découvrir ce lieu dont on nous avait beaucoup parlé.
Fin octobre, on est retournés à la MYNE l’espace d’un après-midi.&lt;/p&gt;

&lt;!--more--&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-myne-cest-quoi-&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.lamyne.org&quot;&gt;La MYNE&lt;/a&gt;, c’est quoi ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;C’est &lt;strong&gt;La Manufacture des Idées et Nouvelles Expérimentations&lt;/strong&gt;.
C’est un Tiers-Lieu installé à Villeurbanne depuis début 2015.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est un espace qui accueille des gens pour : cuisiner, apprendre, partager des savoirs, bricoler, expérimenter, rechercher, se tromper, échanger, travailler…&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;résister-aux-définitions&quot;&gt;Résister aux définitions&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;La MYNE, comme les Tiers-Lieux en général, sont fluctuants, sont multiples, et se plaisent à résister aux catégories existantes.
Chaque lieu reflète les personnes au cœur du projet.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un Tiers-Lieux ne se définit pas par ce que l’on en dit mais ce que l’on en fait  : il s’agit donc d’en faire l’expérience !&lt;/strong&gt; (&lt;a href=&quot;https://www.biennale-design.com/saint-etienne/2017/fr/programme/?ev=l-experience-Tiers-Lieux-14&quot;&gt;source&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;La MYNE est un laboratoire de recherche pour les citoyen.ne.s qui expérimentent le futur.
La MYNE est un espace hybride partagé et ouvert. […] Elle regroupe les fonctions de hacklab - laboratoire communautaire ouvert - d’atelier de fabrication - d’espace de co-working - espace de travail partagé et en réseau - et d’espace de vie.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Des idées en arborescence, des idées fourchues, des nouvelles manières d’envisager le travail…
Vous l’avez saisi, ce sont des sujets qui nous &lt;em&gt;habitent&lt;/em&gt;.
Naturellement, on est très curieux des personnes qui mènent des réflexions proches.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;En s’appuyant sur la philosophie du &lt;em&gt;Do It Yourself&lt;/em&gt; et par extension le &lt;em&gt;Do It Together&lt;/em&gt;, ou plus largement des Tiers-Lieux, &lt;strong&gt;il s’agit d’apprendre en faisant&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h3 id=&quot;pourquoi-la-myne-en-particulier&quot;&gt;Pourquoi la MYNE en particulier ?&lt;/h3&gt;

&lt;!-- Notes : élément déclencheur et manière de gérer (documentation, collectif de curation etc.)--&gt;

&lt;p&gt;Notre premier contact avec la MYNE, c’est à la &lt;a href=&quot;https://www.biennale-design.com/saint-etienne/2017/fr/home/&quot;&gt;Biennale du design de Saint Etienne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;la-biennale-du-design&quot;&gt;La biennale du design&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;La Biennale présente plusieurs expositions dans les anciennes manufactures d’armes devenues la &lt;a href=&quot;https://www.citedudesign.com/fr/home/&quot;&gt;Cité du Design&lt;/a&gt;. En 2017, elle explore le travail et ses mutations. C’est &lt;a href=&quot;https://world-trust-foundation.gitbooks.io/fork-the-world/content/&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fork the world&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, une halle entièrement dédiée aux Tiers-Lieux qui nous initie à cette idée.
Qui fait vivre ces nouveaux lieux, qu’y fait-on et pourquoi ?&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Biennale - panorama des mutations.jpg&quot; alt=&quot;Entrée de l'exposition &amp;quot;Panorama des mutations du travail&amp;quot;&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Biennale - 8 hours rest.jpg&quot; alt=&quot;8 hours labour, 8 hours rest, 8 hours recreation&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Biennale - Libre appropriation.jpg&quot; alt=&quot;Libre appropriation, reconfiguration des possibles et ses effets&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h4 id=&quot;flashback&quot;&gt;Flashback&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;/2018/03/voir-londres-et-partir.html&quot;&gt;Le jour où on a décidé de quitter Londres&lt;/a&gt;, on se baladait le long d’un canal et on s’est dit “et si on partait, et si allait voir les Tiers-Lieux en France ?”. Notre intuition c’était que la présence de ces lieux signifiait quelque chose de différent dans la manière de construire les choses, que ça soit le travail ou le rapport à la ville.
C’est en voyant la MYNE et tous ces nouveaux lieux citoyens qu’on a réalisé qu’on voulait s’en rapprocher, dans l’optique d’y contribuer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/72120001.jpg&quot; alt=&quot;Canal&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;origines-de-la-myne&quot;&gt;Origines de la MYNE&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;On a eu la sensation (peut être erronée, mais qu’importe) que la MYNE fait partie de la première vague des Tiers-Lieux en France. D’abord appelée La Paillasse Saône (en référence au &lt;a href=&quot;https://lapaillasse.org/&quot;&gt;lab de biohacking&lt;/a&gt; déjà implanté à Paris), la MYNE a ensuite développé son identité propre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle est très proche dans l’éthique des premiers hackerspaces installés aux Etats-Unis à la fin des années 90 (&lt;a href=&quot;https://www.noisebridge.net/wiki/Noisebridge&quot;&gt;Noisebridge&lt;/a&gt;, par exemple, à San Francisco). Autonomie technologique et souveraineté sont au cœur des idéaux des tiers-lieux, d’ailleurs rassemblés sous l’acronyme TILIOS : Tiers-Lieux libres et open source, pour appuyer la dynamique de partage de connaissances, la libre circulation, les biens communs qui sont des fondements de ce mouvement.&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;opportunité&quot;&gt;Opportunité&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Notre venue sur place a été facilitée car Thomas avait rencontré deux mynois•es avant le début de notre itinérance : &lt;a href=&quot;https://maxlath.eu/&quot;&gt;Maxime&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;https://world-trust-foundation.gitbooks.io/fork-the-world/content/chapter2/melia-villard.html&quot;&gt;Mélia&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est d’ailleurs Mélia qui nous accueille pendant notre séjour lyonnais.
Le premier soir, elle nous invite à nous joindre à un dîner de copains durant lequel on rencontre Charlotte, Rieul, Manu et encore d’autres autour d’un repas délicieux.
De la MYNE, on découvre les visages avant de découvrir le lieu.&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Aquapomyne.jpg&quot; alt=&quot;Aquapomyne&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Jardin Myne.jpg&quot; alt=&quot;Jardin Myne&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Salon myne.jpg&quot; alt=&quot;Salon ensoleillé&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aquaponie, jardin et salon ensoleillé&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-myne-le--lieu--et-le--tiers-&quot;&gt;LA MYNE, le « lieu » et le « tiers »&lt;/h3&gt;

&lt;!-- fusion tiers et lieu --&gt;

&lt;p&gt;La MYNE loue une maison à la Métropole de Lyon depuis début 2015.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le lieu en lui-même ressemble à la maison de vos voisins : il y a des choses qui prennent forme dans le jardin, il y a du matériel entreposé un peu partout, de la récup, des ébauches de projets.
&lt;a href=&quot;http://atelier-soude.fr/&quot;&gt;L’Atelier Soudé&lt;/a&gt;, un collectif de réparation électronique qui lutte contre l’obsolescence programmée et milite en faveur de la réappropriation des appareils électroniques, est installé au rez-de-chaussée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En découvrant les lieux, j’ai éprouvé un genre de familiarité.
Ici, pas de première impression marquante, de toute manière, ce n’est pas franchement le but. Et pourtant, ça fourmille. Ce qui est intéressant dans cet espace, c’est plutôt les possibilités qu’il génère.
&lt;strong&gt;La vie du projet, c’est celle du collectif qui s’y implique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est la partie qui est la moins visible d’un tiers-lieu et pourtant c’est vraiment là que se joue la différence la plus importante.
C’est ce qui définit le mode de fonctionnement du lieu : modèle de gestion collective, gouvernance et vision partagée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La MYNE est un laboratoire d’expérimentations, ce qu’on expérimente ici ce sont des projets de nature technologique, botanique, électronique… Et citoyennes. C’est un espace et un groupe qui vit avec des principes d’auto-gestion, d’éducation populaire, d’ouverture, de coopération.
Ici, on apprend du vécu, on reconfigure en fonction des besoins fluctuants.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Association loi 1901 depuis Décembre 2014, la MYNE a dissout son conseil d’administration en Décembre 2015 pour expérimenter un modèle de gouvernance plus ouvert et démocratique au travers d’une gouvernance centrée sur un Conseil Collégial.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Cuisimyne.jpg&quot; alt=&quot;Cuisimyne&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;ce-quon-a-décidé-dy-faire&quot;&gt;Ce qu’on a décidé d’y faire&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Le jour-même, on a vu/vécu :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Visite du lieu avec le concierge du jour&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Un atelier mené par Thomas sur Node.js&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;La cuisine et le repas tou•tes ensemble : l’occasion de rencontres avec un écosystème (Nicolas Loubet - discussions sur la recherche-action)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Contribution au site web : améliorer l’affichage du calendrier (c’était plus facile à faire parce qu’on s’était parlé/rencontré)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Aménagement d’espaces&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Bienvenue a la Myne.jpg&quot; alt=&quot;Bienvenue&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Serious atelier.jpg&quot; alt=&quot;Atelier dans le &amp;quot;serious space&amp;quot;&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Semynes.jpg&quot; alt=&quot;Jeunes pousses&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;finalement-on-repart-avec-quoi-&quot;&gt;Finalement, on repart avec quoi ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Avec un vécu du caractère authentique de la MYNE, un vécu qui donne la meilleure compréhension de l’aspect vivant d’un lieu opéré en collectif.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On retient aussi :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;le caractère hyper ouvert : tout le monde peut proposer un évènement à la MYNE, la programmation n’est pas assurée par quelqu’un en particulier.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;l’ambiance de confiance a priori,&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;la documentation des évènements : retransmission vidéo en direct et/ou prise de notes pour le suivi à distance indique le soin de diffuser ce qui se partage pendant l’événement, y compris pour des personnes qui ne seraient pas physiquement présentes. Conscience d’archivistes / de personnes attentives à partager le savoir qui se produit.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;L’autonomie : chacun•e est invité•e à trouver ses marques et se débrouiller pour savoir ce qu’on veux faire, et le réaliser. Culture de l’indépendance et la débrouillardise, l’apprentissage partagé.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;La convivialité : la maison fait qu’on se sent à la maison. (La cuisine est une pièce importante !)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;!-- cf. rapport tiers-lieu --&gt;

&lt;h3 id=&quot;les-tiers-lieux-ont-le-vent-en-poupe&quot;&gt;Les Tiers-Lieux ont le vent en poupe…&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Récemment, le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) a commandé un rapport à la fondation Travailler Autrement intitulé &lt;a href=&quot;http://s3files.fondation-ta.org.s3.amazonaws.com/Infographie%20Mission%20Coworking%20-%20Faire%20ensemble%20pour%20mieux%20vivre%20ensemble.pdf&quot;&gt;Mission coworking – Territoires, travail, numérique&lt;/a&gt;.
Dans la synthèse du document, on aborde une multiplicité d’espaces qui ont fleuri récemment : “les 1 800 tiers lieux identifiés sur l’ensemble du territoire hexagonal présentent une grande diversité de typologies (coworking, fablab, makerspace, hakerspace, livinglab…).”&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et le résultat de cette consultation ?&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;L’État s’engage à hauteur de 110 millions d’euros pour aider à la création et la pérennisation des tiers lieux dans les territoires.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Et voilà ce que ça nous évoque :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Ce qui sonne comme une aubaine en est-il vraiment une ?&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Les vagues de financements publics ont du bon et du mauvais : il y a eu la vague fablab, arrive celle des Tiers-Lieux. Quels effets à noter pour ce soutien institutionnel soudain ?&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Si ce sont des lieux autonomes, et que les subventions mettent en péril la viabilité économique à long-terme, pourquoi et quoi financer ?&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Les Tiers-Lieux ont pas mal de gènes en commun avec les ZAD. On financerait l’un et détruirait l’autre ? Incohérence.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3 id=&quot;pour-poursuivre&quot;&gt;Pour poursuivre&lt;/h3&gt;

&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/4W4_eBG5iU8&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;h4 id=&quot;-lire--articles-livres-rapports&quot;&gt;📚 Lire : articles, livres, rapports…&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;strong&gt;L’incontournable &lt;a href=&quot;https://github.com/WorldTrustFoundation/Exposition&quot;&gt;« Fork the world »&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, concocté par l’équipe curatoriale de l’exposition à la Biennale du Design de Saint Étienne 2017, la World Trust Foundation.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://movilab.org/index.php?title=Accueil&quot;&gt;Movilab&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://mobile.lemonde.fr/idees/article/2018/06/21/biens-communs-jouir-sans-posseder_5318960_3232.html?xtref=https://t.co/K2qlGKBpUu&quot;&gt;Biens communs : jouir sans posséder&lt;/a&gt; - article de Catherine Vincent sur lemonde.fr&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.les-communs-dabord.org/qui-sommes-nous/&quot;&gt;Les communs d’abord&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://semeoz.initiative.place/&quot;&gt;Semeoz : Observatoire des pratiques collaboratives et constructives&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lilianricaud.com/travail-en-reseau/cahier-dactivites-comment-mettre-en-place-un-tiers-lieu/&quot;&gt;Cahier d’activités: “Comment mettre en place un tiers-lieu ?”&lt;/a&gt; de Lilian Ricaud&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://xavcc.gitbooks.io/vivre-ensemble-faire-ensemble/content/&quot;&gt;Vivre ensemble. Faire ensemble&lt;/a&gt; de Xavier Coadic.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Mission Coworking – Faire ensemble pour mieux vivre ensemble. &lt;a href=&quot;http://s3files.fondation-ta.org.s3.amazonaws.com/Infographie%20Mission%20Coworking%20-%20Faire%20ensemble%20pour%20mieux%20vivre%20ensemble.pdf&quot;&gt;La synthèse&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://s3files.fondation-ta.org.s3.amazonaws.com/Rapport%20Mission%20Coworking%20-%20Faire%20ensemble%20pour%20mieux%20vivre%20ensemble.pdf&quot;&gt;le rapport complet&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fypeditions.com/tiers-lieux-et-plus-si-affinites/&quot;&gt;« Tiers-Lieux et plus si affinité » d’Antoine Burret&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_empowerment__une_pratique_emancipatrice__-9782707187024.html&quot;&gt;« Empowerment » de Marie-Hélène Bacqué&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.seuil.com/ouvrage/l-age-du-faire-michel-lallement/9782021190496&quot;&gt;« L’âge du faire - Hacking, travail, anarchie » de Michel Lallement&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.seuil.com/ouvrage/makers-isabelle-berrebi-hoffmann/9782021389937&quot;&gt;« Makers. Enquête sur les laboratoires du changement social » d’Isabelle Berrebi-Hoffmann, Michel Lallement et Marie-Christine Bureau&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h4 id=&quot;-écouter--émissions-radio-podcasts&quot;&gt;🎧 Écouter : émissions radio, podcasts…&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://notesondesign.org/category/commoners/&quot;&gt;Les entretiens de “commoners”&lt;/a&gt; de Sylvia Fredriksson&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/la-suite-dans-les-idees-du-samedi-12-mai-2018&quot;&gt;Faire ailleurs, et autrement&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/avis-critique/les-nouveaux-lieux-de-la-democratie&quot;&gt;Les nouveaux lieux de la démocratie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/etre-dans-le-faire&quot;&gt;Être dans le faire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-11-07-lyon-myne/Boite aux lettres.jpg&quot; alt=&quot;Boites aux lettres&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;!-- Brouillon non-utilisé :
On cherche, on expérimente des formats, on interroge ce qu'on considère comme du travail (le ménage, le partage de savoirs, le travail émotionnel, est-ce que c'est du travail pour vous ?)

Une de nos quêtes essentielles c'est d'aller au-delà des formats de travail qui n'ont pas fonctionné pour nous. De bricoler ce qui nous convient, même si c'est moins facile à lire, moins facile à catégoriser, et moins facile à mettre en œuvre.


### Working promesse, les mutations du travail
**[La Biennale de design de St Etienne](https://www.biennale-design.com/saint-etienne/2017/fr/programme/)**
&gt; À l'heure où le travail s'immisce dans nos sphères personnelles, l'espace domestique n'échappe pas à cette dynamique hégémonique.

Quand on a débarqué à la Biennale, on y a passé la journée, à griffoner dans nos cahiers, à lire des manifestes, à se laisser guider par les récits de science fiction du collectif [Zanzibar](http://www.zanzibar.zone/) dans les salles d'[Extravaillances ≠ Working Dead](https://www.biennale-design.com/saint-etienne/2017/fr/programme/?ev=extravaillances-working-dead-9)
&gt; &quot;Le travail n'aura donc été qu'un passage... Sacralisé pendant deux siècles, il se vaporise et disparaît sous nos yeux. Terreur ! [...] Cette exposition sobre, toute de mots, modules et sons, parie sur le feu des récits et l'écoute des f(r)ictions.&quot;

**Fork the world : découverte des Tiers-Lieux et de leur multiplicité**

 MINE se mue en MYNE... Pourquoi ?

**Le Y, symbole du fork**
Le fork, dans l'informatique, c'est ce qui permet de dupliquer un projet et de se l'approprier, de le bricoler à sa sauce.

Appliquée à un espace et à des collectifs de personnes, cette idée véhicule la circulation des savoirs, le partage de ressources l'apprentissage de soi-même et par le faire.

&gt;Le Fork (fourche, bifurcation en anglais) est plus qu'un entre deux, c'est une troisième voie, le tiers. Cette dynamique fait des Tiers-Lieux des espaces de liberté, lieux d'invention et ateliers de mises en formes singulières de nouvelles organisations du travail. ([source](https://www.biennale-design.com/saint-etienne/2017/fr/programme/?ev=l-experience-Tiers-Lieux-14))

Le Y représente l'esprit non-linéaire, non-séquentiel.

##### Qu'est-ce qu'on y fait ?

**Espaces, Rencontre et Partage Ouverts.**
Mutualiser ses espaces, physiques et virtuels, pour se rencontrer, échanger, partager, travailler et expérimenter.

**Recherche, Expérimentation et Prototypage.**
Explorer, investiguer et adresser des questions complexe de société en transition(s) par la recherche-action.

**Appropriation, Contribution et Autonomisation.**
Emanciper par le faire et participer de la construction d'un patrimoine (informationnel) commun facilitant l'autonomisation.


--&gt;
</description>
        <pubDate>Tue, 27 Nov 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2018/11/myne.html</link>
        <guid isPermaLink="true">https://estcequecestdutravail.xyz/2018/11/myne.html</guid>
        
        
      </item>
    
      <item>
        <title>Lyon</title>
        <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Notes d’écriture :&lt;br /&gt;
Cet article est écrit à Bordeaux, six mois plus tard. Nous avons séjourné dix jours à Lyon en avril dernier, après avoir visité &lt;a href=&quot;https://estcequecestdutravail.xyz/2018/06/marseille.html&quot;&gt;Marseille&lt;/a&gt;. Et on y retourne ce mois-ci, du 23 octobre au 1er novembre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;le-chemin-vers-lyon&quot;&gt;Le chemin vers Lyon&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Plusieurs choses nous mènent à cette ville.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• La première, c’est que Thomas présente une conférence avec &lt;a href=&quot;https://www.clairezuliani.com/&quot;&gt;Claire&lt;/a&gt; à &lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/fr/&quot;&gt;MiXiT&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Ils présentent tous les deux leurs perspectives sur le travail, la quête d’émancipation et les mythes qui circulent autour des “entreprises libérées”.&lt;br /&gt;
• La deuxième, c’est &lt;a href=&quot;https://www.lamyne.org/&quot;&gt;La MYNE&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
C’est LE tiers-lieu qui nous a guidé dans notre envie d’en savoir plus sur ces lieux. C’est, à notre connaissance, l’un des premiers à s’être monté en France, fidèle à l’éthique des hackerspaces des États-Unis, avec toute une dimension de laboratoire d’expérimentation citoyenne qui l’accompagne.&lt;br /&gt;
• L’autre raison, c’est qu’on poursuit notre tour des moyennes et grandes villes de France, que je ne connaissais pas vraiment Lyon, et c’était l’occasion d’aller voir de moi-même ce qu’il s’y trame.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;impressions-de-la-ville&quot;&gt;Impressions de la ville&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;On a posé nos sacs dans deux quartiers pendant ce séjour : la fameuse Croix-Rousse et le 7ème arrondissement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-10-06-lyon-mixit/Escaliers Lyon.jpg&quot; alt=&quot;Escaliers lyonnais&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant nos balades, à pied, à vélo ou en métro, on a la sensation d’une très grande ville, bien plus qu’à Bordeaux. Au ressenti en termes d’échelle, elle s’approche plus de Marseille : la présence des voitures, de la pollution, de transports en commun plus étendus fait vraiment penser à ce que je connais déjà (et que je voudrais quitter).&lt;br /&gt;
Ça peut sembler un peu évident, mais j’ai vécu cette urbanité de manière plus subie que choisie. Plus tard, en discutant, Thomas me dit qu’il partage cette sensation, et on s’accorde assez rapidement pour se dire qu’on ne viendra pas habiter ici. Ça n’empêche pas d’être heureux de découvrir la ville à notre manière, d’y retrouver des copains.
Pour adoucir la ville et trouver du vert, on a quand même fait quelques pique-niques de circonstance au parc de la Tête d’Or et au jardin des Chartreux.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;mixit&quot;&gt;MiXiT&lt;/h3&gt;
&lt;h5 id=&quot;parler-de-complexité-informatique-et-humaine&quot;&gt;Parler de complexité informatique et humaine.&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-10-06-lyon-mixit/Amphi Mixit.jpg&quot; alt=&quot;Vue d'amphi à MiXiT&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une première pour moi, j’ai été tirée au sort pour assister à cette conférence.
Je ne suis encore jamais allée à un évènement qui pratique la billetterie par loterie.
Au début je trouve ça un peu exotique, mais je suis rapidement convaincue quand je découvre que c’est une des manières de s’assurer d’un public mixte en conférence : les places ne filent pas à ceux ou celles qui peuvent l’acheter tout de suite (au bon vieux format premier arrivé premier servi), public qui a tendance à être un brin privilégié (a du temps pour ce genre de démarche en journée, peut rapidement demander un financement à son employeur ou se l’auto-financer). En bonus, ça évite d’avoir toujours les mêmes têtes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Promis, je ne suis pas sponsorisée, mais je n’ai que de bonnes choses à dire sur cet évènement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;• Il y avait des crêpes. Tout le temps.&lt;br /&gt;
• Le prix du billet était hyper-accessible.&lt;br /&gt;
• Il y avait des affiches avec les grandes lignes du code de conduite, un peu partout, y compris aux toilettes (tout le monde va aux toilettes, c’est un moyen hyper malin de diffuser le message, il y en a même qui apprécient la lecture).&lt;br /&gt;
• Le repas avait une option végétarienne (et autres intolérances alimentaires), quasiment tous les emballages étaient recyclés ou compostés sur place.&lt;br /&gt;
• Il y avait un espace de repos.&lt;br /&gt;
• Il y avait une salle pour l’allaitement ou pour changer son bébé (si on est un parent venu avec son enfant).&lt;br /&gt;
• Il y avait des systèmes de vélotypie et de transcription automatique - l’évènement était accessible une grande partie du temps.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La grande classe, et en toute simplicité. Sans effet de style.&lt;br /&gt;
L’équipe était super sympa, souriante, présente, ne semblait pas débordée ou au bord du burn out (on connaît le rythme des évènements, prenez soin de vous quand même.)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Parmi les grands moments de la conférence, il y a :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/2018/percevoir-et-communiquer-realite-et-fictions-personnelles&quot;&gt;Percevoir et Communiquer : Réalité et Fictions personnelles&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; d’Yves Rosetti.&lt;br /&gt;
  Ce professeur et chercheur en neurosciences propose un moment concis et riche sur la communication et l’interprétation. Il nous guide à travers des illusions d’optique pour nous apprendre à moins faire confiance à nos perceptions du réel, et mieux comprendre que nous sommes en interprétation constante, et que ça s’infiltre en permanence dans nos interactions, dans notre jugement de nous-même. Une très belle invitation à la pratique de la communication non-violente.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Petit clin d’œil offert par nos amis les Témoins de Jéhovah - vous avez appris à parler… Mais avez vous appris à communiquer ?!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-10-06-lyon-mixit/Les temoins.jpg&quot; alt=&quot;Affiche des témoins de Jéhovah sur la communication&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/2018/se-liberer-des-entreprises-pour-creer-son-equilibre-et-payer-ses-factures&quot;&gt;Se libérer des entreprises pour créer son équilibre et payer ses factures&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Claire Zuliani et un certain Thomas Parisot. &lt;br /&gt;
  On est nombreux à avoir ressenti une grande lassitude (ceci est un euphémisme) et de désillusions  dans le “monde du travail”. On est nombreux à chercher des manières de travailler autrement, de mieux prendre en compte nos besoins, de mieux nous aligner avec nos activités. Le Saint Graal, dites-vous ?  Peut être bien.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;En tous cas, Claire et Thomas se sont chacun lancés dans des formes de travail qui sortent de l’ordinaire et leur permettent d’expérimenter. Comment cultiver l’autonomie, la sensation d’accomplissement, tout en préservant une forme de stabilité financière, de protection sociale ?
  Parmi mes moments préférés, l’après-conf, où se poursuit le débat sur l’existence réelle ou supposée des entreprises libérées, de ce vocabulaire. Mais aussi, le moment où Claire signale l’aspect privilégié de ce genre de démarche, couronnée par une slide avec le mot Privilège écrit en énorme sur fond couleur. Sa nuance apportée sur les non-dits et l’horizontalité, et les rapports de pouvoir qui s’insinuent silencieusement mais sûrement via la référence à &lt;a href=&quot;https://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/FREEMAN/51942&quot;&gt;“La tyrannie de l’absence de structure”&lt;/a&gt; de Joreen Freeman.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Chapeau bas également à &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/2018/principles-for-data-visualization-design&quot;&gt;Principles for data visualisation&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Lynn Cherny,&lt;br /&gt;
l’atelier &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/2018/dataviz-sans-data-le-prototypage-rapide-de-visualisation-de-donnees-sans-donnees-&quot;&gt;Dataviz sans data: le prototypage rapide de visualisation de données.. sans données!&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Romain Vuillemot,&lt;br /&gt;
l’atelier &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/2018/mieux-communiquer-en-decouvrant-ses-filtres-d-attention&quot;&gt;Mieux communiquer en découvrant ses filtres d’attention&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; d’Olivier My…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Choses que j’ai loupées et que j’aurais beaucoup aimé voir :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/2018/designers-et-logiciels-libres-et-si-on-collaborait-&quot;&gt;Designers et Logiciels libres: et si on collaborait ?&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Maïtané Lenoir&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/2018/vous-arrive-t-il-d-infliger-de-l-aide-&quot;&gt;Vous arrive-t-il d’infliger de l’aide ?&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Julie Quillé&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://mixitconf.org/2018/l-air-du-bois-un-reseau-social-solidaire&quot;&gt;L’Air du Bois : Un réseau social solidaire&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Boris Beaulant&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-10-06-lyon-mixit/Conf T et C.jpg&quot; alt=&quot;La conférence avec Claire sur scène&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-10-06-lyon-mixit/Dataviz Mixit.jpg&quot; alt=&quot;Atelier datavisualisation à MiXiT&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-10-06-lyon-mixit/Velo Lyon.jpg&quot; alt=&quot;En route pour la conf à vélo&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h3 id=&quot;latelier-du-chat-perché&quot;&gt;l’Atelier du Chat Perché&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-10-06-lyon-mixit/Chat perche.jpg&quot; alt=&quot;L'atelier vélo du Chat Perché&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Après la conférence, je file à l’endroit de rêve qu’est &lt;a href=&quot;http://www.chatperche.org/&quot;&gt;l’Atelier du Chat Perché&lt;/a&gt;.
Comme la London Bike Kitchen, où j’ai fait mes premiers pas d’entretien et de réparation de Marcel (mon vieux Peugeot acheté d’occase avant de partir à Londres), le lieu fait des soirées en non-mixité.
À Londres, ça s’appelle WAG night - Women and Gender-Variant night. Deux fois par mois, l’espace est reservé aux personnes qui s’identifient comme des femmes ou des personnes non-binaires. C’est l’occasion de se rencontrer, d’apprendre, de se poser des questions, lors de cours thématiques sur toutes sortes de thématiques centrales pour tout•e cycliste, l’entretien de la chaîne, comment se préparer l’hiver, l’entretien des freins…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ici, c’est &lt;a href=&quot;http://www.chatperche.org/reparer/heures-felines/&quot;&gt;les Heures Félines&lt;/a&gt; qui permettent de démonter son vélo &lt;em&gt;et&lt;/em&gt; ses stéréotypes de genre. Dans ce genre d’endroit ou de moment, je sais que je vais pouvoir poser toutes mes questions sur la mécanique, qu’on me répondra sans jugement. Je sais qu’en progressant, je pourrai ensuite venir aider d’autres personnes / femmes à se lancer pour faire du vélo. Élu meilleur instrument anti-harcèlement avec le casque audio.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le soir où je me rends à l’atelier, j’y vais pour un évènement particulier : &lt;a href=&quot;http://www.chatperche.org/2018/03/samedi-21-avril-conference-gesticulee-laure-clerjon/&quot;&gt;une conférence gesticulée&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Laure Clerjon nous raconte comment sa rencontre avec le féminisme dans les années 90 a bouleversé sa compréhension du monde. « Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette ! » criaient les militantes des années 70, mais les femmes à bicyclette aujourd’hui, elles en sont où ?
Laure partage avec nous son expérience, ses analyses et les leviers collectifs qu’elle a identifié-e-s pour agir…&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Vous voyez un léger schéma se dessiner ? C’est pas terminé :&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;théoriser-en-féministe-à-lens-lyon&quot;&gt;Théoriser en féministe à l’ENS Lyon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je prends connaissance de &lt;a href=&quot;https://theoriserenfeministe.wordpress.com/&quot;&gt;ce colloque&lt;/a&gt; un peu tardivement mais je fonce dessus, la matinée de notre départ. C’est notamment “Théoriser en féministe décoloniale”, une conférence de &lt;a href=&quot;http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/membre/267&quot;&gt;Nasima Moujoud&lt;/a&gt;, qui m’intéresse. Je vois passer pas mal d’approches de ce genre, mais elles sont souvent anglophones - il est temps que je me renseigne sur ce qui se fait dans le monde francophone. &lt;br /&gt;
J’ai envie et besoin d’en apprendre plus sur la décolonisation des savoirs, notamment féministes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelques notes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Repenser pourquoi, comment, où et pour qui est produit le savoir ?
(Le colloque se tient dans une université - lieu de la hiérarchie des savoirs et des personnes, notion… profondément anti-féministe ? Qui en est exclu ? Quelles paroles n’entend-on pas ici ?)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Problématisation de sciences sociales comme l’anthropologie. Les sciences sociales au sens large se sont développées pendant le colonialisme. Les pays colonisés appellent à une révision du savoir produit sur eux.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-suite&quot;&gt;La suite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aux prochains épisodes, on vous parlera de notre découverte de la MYNE, et d’un petit caillou sur notre chemin.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;le-biclou-cest-fantastique-&quot;&gt;Le biclou c’est fantastique :&lt;/h5&gt;
&lt;iframe src=&quot;https://player.vimeo.com/video/293587179&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; frameborder=&quot;0&quot; webkitallowfullscreen=&quot;&quot; mozallowfullscreen=&quot;&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;p&gt;(Vous noterez l’habile coordination vestimentaire imprévue)&lt;/p&gt;
</description>
        <pubDate>Sun, 07 Oct 2018 00:00:00 +0200</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2018/10/lyon.html</link>
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      </item>
    
      <item>
        <title>Fugitive Feminism</title>
        <description>&lt;p&gt;Au début de l’été, j’avais commencé à vous partager &lt;a href=&quot;https://estcequecestdutravail.xyz/2018/07/why-shes-no-longer-talking-about-race.html&quot;&gt;mes notes de lecture&lt;/a&gt; de &lt;em&gt;Why I’m No Longer Talking To White People About Race&lt;/em&gt;, le livre de Reni Eddo-Lodge récemment réédité en Angleterre.&lt;br /&gt;
Bonne nouvelle : la traduction française sort demain (le 26 septembre): &lt;a href=&quot;https://www.autrement.com/Catalogue/essais-et-documents/le-racisme-est-un-probleme-de-blancs&quot;&gt;“Le racisme est un problème de blancs”&lt;/a&gt; aux éditions Autrement. Dommage que la couverture de cette traduction n’ait pas inclus la subtilité graphique de l’édition originale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je tenais à conclure avec des citations des derniers chapitres, dans lesquels Reni Eddo-Lodge aborde sa relation au féminisme, elle évoque “l’après” (peut-on résoudre cette question ? Peut-on croire à un avenir postracial ? Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?&lt;br /&gt;
Ma réédition comprend une postface où elle prend du recul sur l’évolution des discours ambiants depuis la sortie du livre en 2017, les réactions que son livre a suscitées.&lt;br /&gt;
L’article s’intitule &lt;a href=&quot;https://www.ica.art/on/learning/towards-fugitive-feminism&quot;&gt;&lt;em&gt;Fugitive Feminism&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; en écho à un évènement auquel j’ai assisté à Londres, grâce auquel j’ai enfin pu voir &lt;em&gt;Ouvrir la voix&lt;/em&gt; d’Amandine Gay et qui a énormément enrichi ma réflexion.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je continue de m’imprégner de la lecture du monde et de la déconstruction de la norme grâce aux œuvres, témoignages, podcasts, articles, évènements d’afroféministes, de personnes trans, de personnes handicapées, d’écoféministes, de la communauté queer, des personnes qui rejettent l’héritage d’un féminisme excluant…&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;La marge donne un regard très précis sur la norme&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Écoute conseillée : 🎧 &lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/amandine-gay&quot;&gt;Amandine Gay&lt;/a&gt; - Par les temps qui courent&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-07-02-reni/Reni - Christina Ascani.jpg&quot; alt=&quot;Book cover&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;the-feminist-question&quot;&gt;The Feminist Question&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;En 2014, Reni écrit déjà pour Dazed and Confused sur la question (&lt;a href=&quot;http://www.dazeddigital.com/artsandculture/article/18751/1/how-to-deal-with-being-a-black-feminist&quot;&gt;How to deal with being a black feminist&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce n’est que depuis très récemment qu’on accède en France à la traduction de textes indispensables de féministes racisées qui datent parfois des années soixante-dix, quatre-vingt… Et font partie des cursus académiques aux Etats-Unis et en Angleterre depuis déjà bien longtemps. Audre Lorde, bell hooks… On n’a pas encore atteint le moment où le concept d’&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Intersectionnalit%C3%A9&quot;&gt;“intersectionnalité”&lt;/a&gt; a pris sa place, est compris.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En France comme ailleurs, les discours dominants sont encore portés par un milieu déséspérément homogène. Alors que, Virginie Despentes herself le dit &lt;a href=&quot;https://www.theguardian.com/books/2018/aug/31/virginie-despentes-interview-baise-moi-vernon-subutex&quot;&gt;dans le Guardian&lt;/a&gt;, les choses les plus intéressantes ces jours-ci sont portées par des artistes, autrices, activistes racisées.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;In terms of French culture and thought, she says the biggest talent is now among women of colour: the writers Léonora Miano and Faïza Guène, the rapper Casey, the essayist Rokhaya Diallo and the documentary-maker Amandine Gay.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h5 id=&quot;reappropriating-feminism&quot;&gt;Reappropriating feminism&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;The process begins with the individual woman’s acceptance that […] women, without exception, are socialized to be racist, classist and sexist, in varying degrees, and that labelling ourselves feminists does not change the fact that we must consciously work to rid ourselves of the legacy of negative socialization. It is obvious that many women have appropriated feminism to serve their own ends, especially those white women who have been at the forefront of the movement; but rather than resigning myself to this appropriation, I chose to reappropriate the term “feminism”, to focus on the fact that to be “feminist” in any authentic sense of the term is to want for all people, female and male, liberation from sexist role patterns, domination, and oppression.&lt;br /&gt;
bell hooks - Ain’t I a Woman: Black Women and Feminism&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;If the last five years have taught us anything, it’s that feminism is a broad church that has less to do with the upkeep of your appearance, and more to do with the upkeep of your politics. Instead of asking about high heels and lipstick, the pressing questions we have always needed to ask are: Can you be a feminist and be anti-choice? Can you be a feminist and be wilfully ignorant on racism?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h5 id=&quot;feminism-and-whiteness&quot;&gt;Feminism and whiteness&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;If feminism can understand the patriarchy, it’s important to question why so many feminists struggle to understand whiteness as a political structure in the very same way.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;White feminism is a politics that engages itself with myths such as ‘I don’t see race’. It is a politics that insists that talking about race fuels racism - thereby denying people of colour the words to articulate our existence.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Feminism, at its best, is a movement that works to liberate all people who have been economically, socially and culturally marginalised by an ideological system that has been designed for them to fail. That means disabled people, black people, trans people, women and non-binary people, LGB people and working-class people. The idea of campaigning for equality must be complicated if we are to untangle the situation we’re in. Feminism will have won when we have ended poverty. It will have won when women are no longer expected to work two jobs (the care and emotional labour for their families as well as their day jobs) by default.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Feminism doesn’t work well as a polite, gender-only analysis that is neat and unchallenging enough to be accepted in corporate environments.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;There is no point in keeping quiet because you want to be liked. Often, there will be no one fighting your corner but yourself. It was black feminist Audre Lorde who said: ‘your silence will not protect you.’ Who wins when we don’t speak? Not us.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h3 id=&quot;theres-no-justice-theres-just-us&quot;&gt;There’s no justice, there’s just us&lt;/h3&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Often white people ask me, very earnestly, what I think they should to do help end racism. Anti-racist work — the logistics, the strategy, the organising — needs to be led by the people at the sharp end of injustice. But I also believe that white people who recognise racism have an incredibly important part to play. That part can’t be played while wallowing in guilt. White support looks like financial or administrative assistance to the groups doing vital work. Or intervening when you are needed in bystander situations. Support looks like white advocacy for anti-racist causes in all-white spaces. White people, you need to talk to other white people about race. […] Talk to white people in the areas of your life where you have influence.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;In a world where blunt, obvious acts are just the tip of the iceberg of racism, we need to describe the invisible monolith. Now, racism can be found in the way a debate is framed. Now, racism can be found and coded in language. Attacking racist frame, form, functions and codes with no words to describe them can make you feel like you are the only one who sees the problem. We need to see racism as structural in order to see its insidiousness. We need to see how it seeps, like a noxious gas, into everything.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h3 id=&quot;fugitive-feminism&quot;&gt;Fugitive Feminism&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Lors de mon passage à Londres en juillet, je suis tombée sur cet évènement à l’ICA qui projetait le film &lt;em&gt;Ouvrir la voix&lt;/em&gt;, que je n’avais jamais réussi à voir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’évènement pose ces questions :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Whose interests, experiences and perspectives are contained in the dominant conceptions of gender? What possibilities are created when Black women abandon gender?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;De qui parle-t-on quand on invoque la catégorie ‘femme’ ? Est-elle caduque ? La binarité des genres, est-elle un héritage toxique de la culture capitaliste, des marqueurs auxquels on se serait trop habitué.e.s ? Est-ce que ça nous dessert ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sur la question de la représentativité des enjeux des femmes racisées au sein des féminismes, la note d’intention de l’évènement précise :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;In 1851, Sojourner Truth delivered her now iconic speech ‘Ain’t I a Woman?’ at the Women’s Rights Convention in Akron, Ohio. Truth’s speech is one of the earliest recorded instances of intersectionality. She demanded the recognition of Black women as women and demonstrated how being positioned at the intersection of race and gender constitutes a double jeopardy which undermines Black women’s claims to justice and equality.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;In 2018, Black women are still making remarkably similar claims for recognition and respect as women. In this talk, Akwugo Emejulu draws on the work of Black radical theorists such as Saidiya Hartman, Hortense Spillers, Stefano Harney, Fred Moten and Tina Campt to explore the impossibility of Black women’s claims to and inclusion in ‘womanhood’, and examines the implications this has for contemporary Black feminist politics. Akwugo Emejulu argues that Black feminism is fundamentally destabilised by these analyses but can be reconstructed through different ontological and affective relations of the self, which she names ‘fugitive feminism.’&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Si ça vous intéresse, l’ICA propose l’enregistrement de la rencontre :&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&quot;100%&quot; height=&quot;300&quot; scrolling=&quot;no&quot; frameborder=&quot;no&quot; allow=&quot;autoplay&quot; src=&quot;https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/480635793&amp;amp;color=%23ff5500&amp;amp;auto_play=false&amp;amp;hide_related=false&amp;amp;show_comments=true&amp;amp;show_user=true&amp;amp;show_reposts=false&amp;amp;show_teaser=true&amp;amp;visual=true&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;h3 id=&quot;conclusion&quot;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Encore beaucoup de découvertes et de déconstruction devant moi.&lt;br /&gt;
En attendant, &lt;strong&gt;Un podcast à soi&lt;/strong&gt; a repris !&lt;br /&gt;
Écoutez donc &lt;a href=&quot;https://www.arteradio.com/son/61660259/un_podcast_soi_ndeg10_ainsi_soient_elles&quot;&gt;ce premier épisode&lt;/a&gt; consacré aux féminismes et aux religions. Deux notions qui peuvent sembler irréconciliables en apparence, et pourtant. Pourquoi choisir ? Cet épisode passionnant montre que dès l’apparition des religions, la misogynie se propage, s’enracine… Pourquoi ? En partie parce que les textes fondateurs, traduit par des hommes, pour des hommes, proposent des traductions plus que controversées…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y a aussi cette série de quatre épisodes essentiels sur &lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-transidentites-racontees-par-les-trans-14-histoire-inedite-dune-mobilisation&quot;&gt;les transidentités racontées par les trans&lt;/a&gt; sur France Culture.
Ah oui, et les tous premiers épisodes de &lt;a href=&quot;https://www.binge.audio/category/kiffetarace/&quot;&gt;“Kiffe ta race”&lt;/a&gt; avec Rokhaya Diallo et Grace Ly.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le collectif Mwasi a sorti un livre, &lt;a href=&quot;https://mwasicollectif.com/afrofem-le-livre-de-mwasi/&quot;&gt;Afrofem&lt;/a&gt; au début du mois. À se procurer ou à demander dans votre bibliothèque la plus proche.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et pour zoner devant une séries, vous pourriez choisir &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Insecure&quot;&gt;Insecure&lt;/a&gt; par exemple.&lt;/p&gt;
</description>
        <pubDate>Mon, 24 Sep 2018 00:00:00 +0200</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2018/09/fugitive-feminism.html</link>
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      </item>
    
      <item>
        <title>Leçons tirées de 6 mois d'itinérance</title>
        <description>&lt;p&gt;Depuis mars, on a fait 35 étapes, principalement en France mais aussi en Angleterre (&lt;a href=&quot;/2018/03/voir-londres-et-partir.html&quot;&gt;souvenez-vous&lt;/a&gt;).
Vous les retrouverez plus en détail sur la page “&lt;a href=&quot;/parcours/&quot;&gt;notre parcours&lt;/a&gt;”.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On a eu envie de partager les remous, les apprentissages et les moments de joie. Ça nous tenait à cœur de ne pas montrer qu’une image lisse et idéalisée de l’itinérance.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Aperçu des élans de vie et des grains de sable qui viennent se nicher dans les rouages : jamais les mêmes sinon ça ne serait pas drôle !&lt;/p&gt;

&lt;!--more--&gt;

&lt;h5 id=&quot;force-adaptabilité&quot;&gt;&lt;small&gt;#force&lt;/small&gt; Adaptabilité&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Je me découvre plus à l’aise que je ne pensais face au changement régulier de lieu de vie/environnement. C’est moins inquiétant que ce je pensais avant de partir. Première peur  déconstruite. Je peux compter sur le fait que je saurai re-créer un environnement confortable pour moi, quasiment où que j’aille.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;apprentissage-trouver-les-racines-du-confort&quot;&gt;&lt;small&gt;#apprentissage&lt;/small&gt; Trouver les racines du confort&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;En changeant si régulièrement d’environnement, je me rends compte de l’importance de pouvoir accéder à une cuisine sans avoir à se faire discrets, sans avoir la sensation de déranger. Avoir une chambre avec une porte qui ferme pour pouvoir se retirer tranquillement. Un tas de petits éléments, qui, raccordés, me mettent à l’aise.
Je mets aussi beaucoup d’importance et d’énergie dans le fait de trouver des produits frais et respectueux de l’environnement, d’aller rencontrer des gens qui œuvrent pour ça.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;On l’a appris à la dure à Bournemouth, à manger du houmous sur des craquottes (parce que pas de “pain”) six jours d’affilée avant de craquer pour un bon fish ‘n chips bien gras.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Découvrir que c’est un fondement. J’ai un rapport de plaisir, de convivialité, d’émerveillement, de partage, de curiosité avec la nourriture. J’ai besoin de bonne bouffe pour m’approprier l’endroit où je suis.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/racines du confort.jpg&quot; alt=&quot;Ca ressemblerait peut être un peu à ça&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;fierté-posséder-peu&quot;&gt;&lt;small&gt;#fierté&lt;/small&gt; Posséder peu&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, alors que je ne m’y attendais pas forcément, vivre avec le contenu de mon sac à dos ne me pose pas de problème au quotidien. Ce que j’ai me suffit, alors que j’imaginais que le manque serait plus apparent au jour le jour. Avec quelques affaires de rechange stockées dans un placard à un endroit où on passe régulièrement, tout roule.
Ce qui peut manquer à l’occasion, ce sont des ustensiles de cuisine auxquels je suis habituée, ou des affaires de tricot ou de broderie, quand j’ai eu une idée subite et que j’aurais aimé pouvoir me lancer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Toutes nos possessions (deux personnes, suite à moult déménagements) dans une boîte :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_0810.jpg&quot; alt=&quot;Toutes nos possessions dans une boîte&quot; /&gt;

  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_20180323_142052.jpg&quot; alt=&quot;Une étape dans un café&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;

&lt;/div&gt;

&lt;h5 id=&quot;insolite-trouver-des-endroits-où-travailler&quot;&gt;&lt;small&gt;#insolite&lt;/small&gt; Trouver des endroits où travailler&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Sans avoir un recours systématique aux espaces de coworking, voire même en privilégiant des endroits qui n’en sont pas, je découvre qu’on peut se poser à peu près n’importe où (avec une connexion 3G ou 4G) et pouvoir travailler. Ça élargit le champ !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sélection d’endroits insolites pour travailler :&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/biblio travail.jpg&quot; alt=&quot;Refuge sur : les bibliothèques&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/travail eglise sete.jpg&quot; alt=&quot;Sur les marches d'une église à Sète&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/travail et calin de chat.jpg&quot; alt=&quot;Les chats, source de procrastination&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/travail gateau terrasse lyon.jpg&quot; alt=&quot;Gateau terrasse le bon combo&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/travail jardin sete.jpg&quot; alt=&quot;Jardin des Beaux-Arts à Sète : le bon spot&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/Salon de the Dorchester.jpg&quot; alt=&quot;Salon de thé bigarré à Dorchester&quot; /&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/travail panacee.jpg&quot; alt=&quot;La panacée&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/thomas en conf dans le bus.jpg&quot; alt=&quot;Thomas en conf dans le bus&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/thomas en conf au jardin robinson.jpg&quot; alt=&quot;Thomas en conf au Jardin Robinson&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;p&gt;Et notre spot préféré, cette cabane de travail avec une vue bof-bof chez Paola dans l’Ariège :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/cabane de travail.jpg&quot; alt=&quot;Cœur cœur cette vue sur les montagnes&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;peine-rester-trop-peu-longtemps&quot;&gt;&lt;small&gt;#peine&lt;/small&gt; Rester trop peu longtemps.&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;C’est une de nos premières leçons aussi.
Après le premier mois à faire des sauts de puce de 4 jours à une semaine, on se rend compte que le rythme est trop soutenu. On accumule de la fatigue et des frustrations - pas vu telle chose, pris du retard sur tel autre machin. C’est comme s’il fallait faire un choix entre s’imprégner de la ville ou avancer sur nos projets. Jongler entre les deux est un équilibre compliqué à trouver.
On a peu d’occasions d’approfondir les relations. Elles mettront plus longtemps à se développer.
Mais avec le temps, ça révèle les endroits où on a envie de revenir - un effet non-anticipé assez chouette.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;fierté-trouver-une-solidité-intérieure&quot;&gt;&lt;small&gt;#fierté&lt;/small&gt; Trouver une solidité intérieure&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Un truc avec le changement perpétuel, c’est que ça permet d’apprivoiser ses peurs petit à petit.
Difficile de leur échapper dans ce contexte.
Quand j’arrive dans un endroit nouveau et que je n’ai pas de repères, sortir explorer n’était pas nécessairement évident pour moi. J’ai appris à mieux me connaître, à savoir que pour être à l’aise je peux commencer par de petits cercles dans le quartier, puis élargir au fur et à mesure.
De manière plus générale, il y a aussi l’idée même d’itinérance. Pas sûr il y a quelques années que je m’en serais sentie capable, ou même l’envie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le fait que les choses changent si souvent autour de moi m’a aidée à consolider la sensation que je peux compter sur moi-même. Faire face aux imprévus. M’adapter. J’ai l’impression, graduellement, de devenir plus solide, plus ancrée en moi-même. Au lieu de culpabiliser en me disant que “je pourrais quand même être plus comme ceci ou cela”, je trouve beaucoup de force dans le fait d’accepter mon fonctionnement et mes besoins tel quels.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;C’est un truc d’amélioration continue.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h5 id=&quot;difficulté-journées-destructurées&quot;&gt;&lt;small&gt;#difficulté&lt;/small&gt; Journées destructurées&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Comme il y a peu de contraintes dans ma vie actuelle, le temps peut avoir tendance à glisser entre mes mains.
Tout prend plus de temps que je ne l’anticipais. C’est à moi de fixer mes objectifs, de savoir où je veux aller. Tout en me laissant de l’espace pour expérimenter. Le décalage avec la vie environnante (rythme de travail conventionnel, semaines découpées, le week-end, etc) est plus ou moins notable selon les moments. Se lancer en indépendant•e ressemble au vertige du chômage : que faire, tant de possibilités et pourtant l’inertie peut arriver au galop.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;positif-ne-pas-avoir-de-travail-crée-dautres-choses&quot;&gt;&lt;small&gt;#positif&lt;/small&gt; Ne pas avoir de travail crée d’autres choses&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;C’est l’aspect positif d’avoir cette richesse de temps.
Davantage d’espace(s) pour réfléchir et expérimenter des choses que je n’aurais eu ni l’idée ni l’énergie d’explorer si je travaillais à temps plein. Ça me permet d’évoluer sur un autre plan que celui de la carrière pure. J’ai pris du recul par rapport à ma dernière expérience professionnelle, j’ai fait un travail de “guérison” sur moi-même, et gagné une bien meilleure connaissance de moi.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J’ai appris plein de trucs, fait plein de choses pour la première fois (poser de l’enduit, partir en camping sauvage) :&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;

&lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_20180809_214119.jpg&quot; alt=&quot;Camping sauvage sur la côte Atlantique, une première pour Noémie&quot; /&gt;

&lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/enduit avec Lionel.jpg&quot; alt=&quot;Session enduit avec Lionel&quot; /&gt;

&lt;!--  ![Thomas travaille en extérieur, Noémie fait un cœur avec ses mains depuis la cuisine tandis qu'un chat tourne la tête vers elle, en se demandant si c'est du travail](/images/2018-09-07-joies-et-peines/24-06-2018-1918.jpg) --&gt;

&lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_20180821_131416.jpg&quot; alt=&quot;Un repas préparé par Thomas et Noémie, avec des produits frais et d'une manière nouvelle pour elles deux&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;h5 id=&quot;joie-essaimer&quot;&gt;&lt;small&gt;#joie&lt;/small&gt; Essaimer&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Thomas voyage avec son levain et Noémie avec son kefir de fruits. Partout où on va, on peut en produire, les partager, en offrir, expérimenter…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce sont des manières parmi d’autres de faire des choses avec nos mains. Ça étonne parfois, mais surtout, ça régale tout le monde !&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/miche bordeaux.jpg&quot; alt=&quot;Miche ensoleillée&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/apple ginger kefir lowres.jpg&quot; alt=&quot;Kefir de fruit&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/pain terrasse marseille.jpg&quot; alt=&quot;Du pain à Marseille&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/matlouh.jpg&quot; alt=&quot;Matlouh&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/deux belles miches.jpg&quot; alt=&quot;Deux belles miches&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;h5 id=&quot;difficulté-équilibre-entre-le-temps-seule-et-le-temps-ensemble&quot;&gt;&lt;small&gt;#difficulté&lt;/small&gt; Équilibre entre le temps seul·e et le temps ensemble&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Le mode par défaut, c’est qu’on est tous les deux.
Il y a peu de choses qui nous mènent hors du lieu où on habite, on n’a pas de bureau. Comment trouver du temps pour soi ? C’est super agréable d’être ensemble, mais je me rends bien compte que je fais des choses différentes quand je suis seul•e.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je me sens libre de mes mouvements et je trouve une concentration différente. Je sens que je réfléchis différemment, en marchant, en observant les personnes des lieux où je passe.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous revenons enrichi·es du temps qu’on a passé individuellement même si ça nous demande un petit effort initial, de sortir du mode par défaut.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;fatigue-les-déplacements-prennent-plus-de-temps-quon-imagine&quot;&gt;&lt;small&gt;#fatigue&lt;/small&gt; Les déplacements prennent plus de temps qu’on imagine&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;La fatigue s’installe vite. Après un mois, on s’est rendu compte que les journées de déplacement étaient plus dévoreuses d’énergie qu’on ne pensait. Ce n’est pas seulement changer d’endroit, c’est aussi ranger l’espace de vie dont on part, refaire les sacs, organiser l’arrivée… Et ça, à chaque étape.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelques exemples de grande gloire (siestes impromptues, couchés à 20h30, grasses matinées… et microbes):&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_0613.jpg&quot; alt=&quot;Thomas écrasé de fatigue&quot; /&gt;

  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_0460.jpg&quot; alt=&quot;Thomas &amp;quot;travaille&amp;quot; dans le lit&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_0536.jpg&quot; alt=&quot;Noémie fatiguée de changer d'endroit tous les quatre matins&quot; /&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/lose et mouchoirs.jpg&quot; alt=&quot;Noémie est tombée malade&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/itineraire devant le ter.jpg&quot; alt=&quot;Noémie la plupart du temps&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;!--
##### &lt;small&gt;#peine&lt;/small&gt; Manquer de temps
Tentation d'aller découvrir et s'imprégner grignote sur le temps de concentration, le temps de disponibilité pour avancer sur des projets.
--&gt;

&lt;h5 id=&quot;difficulté-amplification-des-peurs&quot;&gt;&lt;small&gt;#difficulté&lt;/small&gt; Amplification des peurs&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Le changement régulier peut amplifier des peurs plus ou moins conscientisées.
Difficile d’évacuer ou de trouver un sas de décompression sans en faire profiter l’autre.&lt;/p&gt;

&lt;!--
##### &lt;small&gt;#force&lt;/small&gt; Apprivoiser ses peurs
Mieux savoir petit à petit composer aux peurs auxquelles on se confronte, plus j'apprends ce dont j'ai besoin et plus j'arrive ensuite à trouver un fonctionnement qui me convient. Essayer d'évacuer la culpabilité (&quot;je ne suis pas assez aventurière/courageuse&quot;, etc.), comprendre ma manière à moi d'apprivoiser un endroit (elle ne vaut pas moins — s'il me faut plus de temps que d'autres), être un peu plus indulgente avec mes propres peurs.
Plus j'arrive à les connaître, moins elles sont fortes, moins elles sont effrayantes.

C'est un vrai travail sur soi. C'est lié au fait que je dois expliquer à chaque étape ce que je fais, d'où je viens.--&gt;

&lt;h5 id=&quot;tentatives-se-nommer-se-faire-comprendre&quot;&gt;&lt;small&gt;#tentatives&lt;/small&gt; Se nommer, se faire comprendre&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Je mène en souterrain une expérimentation sur la manière de me présenter, et de présenter notre itinérance. Trouver les bons mots pour apporter un message clair.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Maintenant que ça fait plusieurs mois qu’on est sur la route, je présente moins systématiquement toute la démarche, j’essaie d’apporter des réponses en fonction de la disponibilité et la curiosité de nos interlocuteurs. “D’où tu viens ?” est une question qu’on nous pose sans arrêt et qui appelle une réponse courte. Comme le fameux “ça va ?”.
Alors je tente des trucs. Récemment par exemple, j’ai inventé que j’habitais en Gironde ou dans la Drôme.
Pour certain-es le mot “itinérant” est déstabilisant.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Mais tu habites quand même quelque part ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Le travail de définition était douloureux à la base mais nécessaire. Le projet dans son idée était volontairement protéiforme, pour être suffisamment ouvert, laisser de la place à la spontanéité et l’émergence. Pas toujours évident d’expliquer ça rapidos entre deux portes.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;adaptation-expérimentation-dans-la-démarche&quot;&gt;&lt;small&gt;#adaptation&lt;/small&gt; Expérimentation dans la démarche&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Très vite, on a appris à adapter le voyage à nos besoins et nos envies. Le premier changement a été au niveau de la durée des étapes. Après ça, on a eu  plusieurs conversations sur ce qui motive réellement notre mouvement.
En fait les raisons sont multiples : rencontrer des gens qui font, qui expérimentent la citoyenneté, le faire/décider/être ensemble et trouver un lieu de vie qui nous ressemble.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et encore après ça, on a ressenti le besoin de changer dans notre manière d’organiser notre temps, nos journées.
Sans cesse mouvant, le machin.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;joie-retrouver-les-amies-et-les-voir-plus-souvent&quot;&gt;&lt;small&gt;#joie&lt;/small&gt; Retrouver les ami.e.s et les voir plus souvent.&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Le fait d’être en mouvement est moins exceptionnel pour nous, ça facilite les rencontres avec des gens qu’on aime et qui n’habitent pas près de chez nous (mais c’est où chez nous ?).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour certain·es, le réseau d’ami·es se concentre dans un endroit précis tandis que pour d’autres comme moi, ce sont des relations qui se sont créées au compte-goutte, dans le temps et dans l’espace.
À chaque fois qu’on passe du temps ensemble, ça renforce nos liens. Il nous arrive de partager une étape avec d’autres ami·es. C’est comme partir ensemble en vacances, dans le quotidien.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_20180704_201346.jpg&quot; alt=&quot;Les créations culinaires de Bénédicte à Agile Open France 2018&quot; /&gt;

  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_20180815_200936.jpg&quot; alt=&quot;Avec Yannick et ses acolytes, au Jardin Robinson de Poissy&quot; /&gt;

  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/26d2020d-a59f-4570-846e-fb32f7bbc411.jpg&quot; alt=&quot;Atelier pizza avec la famille&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;h5 id=&quot;joie-peine-révéler-les-points-de-friction&quot;&gt;&lt;small&gt;#joie&lt;/small&gt; &lt;small&gt;#peine&lt;/small&gt; Révéler les points de friction.&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;C’est différent d’un voyage seul·e. Avoir des cycles courts surligne et révèle petit à petit ces choses triviales d’une vie sédentaire qui finissent par devenir difficiles à vivre et à gérer. Allier des habitudes de vie, des attentes, ne va pas toujours de soi.
Un exemple : sur le partage de l’humeur, il y a des moments où je peux être à plat et je n’ai pas le réflexe d’en parler - l’autre personne ne s’en rend pas forcément compte.
Je ressens le besoin de m’isoler pour me recharger. C’est une chose qui m’arrivait de manière inconsciente dans l’acte anodin “d’aller au travail”.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ça m’a appris à en prendre conscience, à mieux le détecter ainsi qu’à le formuler sans violence.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;opportunité-se-connecter-aux-tissus-vivants-des-endroits-où-on-va&quot;&gt;&lt;small&gt;#opportunité&lt;/small&gt; Se connecter aux tissus vivants des endroits où on va.&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Pouvoir proposer des actions/animations/ateliers sur des sujets qui me tiennent à cœur (écriture numérique, fabrication de pain, programmation, déconstruction de privilèges), apprendre à connaître une ville/village par son activité culturelle et associative, et tisser des liens.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;joie-mieux-comprendre-ce-dont-jai-besoin-pour-vivre&quot;&gt;&lt;small&gt;#joie&lt;/small&gt; Mieux comprendre ce dont j’ai besoin pour vivre.&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Nous expérimentons la vie du quotidien dans des endroits de densité et d’échelle différentes. Ça va du hameau de 30 habitants à la métropole millionaire. À chaque fois on remarque de nouvelles choses. J’affine mon regard et mes perceptions par le vécu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un de nos apprentissages, c’est que le nombre d’habitant·es d’une agglomération n’a pas nécessairement de conséquence directe sur sa vitalité et ce qu’elle a à offrir. On a vécu des villes de 8000 habitant·es, en campagne, avec autant d’activités qu’un quartier de Bordeaux.
Ça a des conséquences sur la manière dont on envisage le travail, la vie de famille et les activités associatives ou non-rémunérées.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La diversification des lieux de vie étend notre champ de vision, et ouvre des perspectives de vie que nous n’avions pas, ou que nous idéalisions jusqu’alors. Passer dans une minoterie et discuter en achetant un sac de farine nous en apprend sur les mécaniques de distribution des céréales en France. Une étape dans une oasis révèle des modes d’organisation que nous imaginons déjà mettre en place, ailleurs.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_0482.jpg&quot; alt=&quot;Dans les environs de Swanage, dans la région du Dorset, en Angleterre&quot; /&gt;

  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_0931.jpg&quot; alt=&quot;Des produits frais, de qualité et de l'amour&quot; /&gt;

  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_20180410_175752.jpg&quot; alt=&quot;Des trucs locaux et indépendants, avec des personnes qui ont le sourire parce que ce n'est pas un travail qui leur coûte&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;h5 id=&quot;joie-opportunité-vivre-pour-moins-cher&quot;&gt;&lt;small&gt;#joie&lt;/small&gt; &lt;small&gt;#opportunité&lt;/small&gt; Vivre pour moins cher.&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Avec un SMIC ou moins, on vit bien. Logement et transports inclus. Les dépenses varient énormément selon nos étapes.
Nous mangeons moins souvent dehors et le plaisir s’en trouve augmenté.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;frustration-être-dans-un-endroit-nouveau-et-du-travail-à-temps-plein&quot;&gt;&lt;small&gt;#frustration&lt;/small&gt; Être dans un endroit nouveau et du travail à temps plein.&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;La tension varie entre nos propres envies et des contraintes extérieures, des attentes extérieures. Conflit interne (“je profite du beau temps” et “il faut que j’avance”).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comment faire comprendre que je privilégie parfois mon bien-être dans ma relation de travail avec certaines personnes ? Comme aller marcher une après-midi où il fait beau, sur un coup de tête au lieu de programmer une fonctionnalité, urgente sur le calendrier.
J’ai besoin de prendre du temps pour moi pour revenir rafraîchi, calme et disponible.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;En fait on pourrait être en vacances permanentes mais c’est pas le cas. Derrière, il y a l’enjeu de travailler et d’être autonome financièrement.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h5 id=&quot;joie-le-plaisir-de-découvrir-la-richesse-des-marchés-fermiers-français&quot;&gt;&lt;small&gt;#joie&lt;/small&gt; Le plaisir de découvrir la richesse des marchés fermiers français&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Nous avons été décontenancés par la disparition du marché d’Exmouth, en Angleterre.
Nous avons à nouveau respiré après avoir franchi la Manche pour rester sur le sol français. Le marché d’une petite ville/village en France est plus grand que le marché fermier de quartier de plusieurs quartiers de Londres (&lt;em&gt;Angel Chapel Market&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Stoke Newington&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Walthamstow Central&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Retrouver le marché, c’est faire le tri entre les revendeurs et les maraîchers/producteurs/productrices, le plaisir de découvrir des produits de qualité en agriculture raisonnée, soutenir directement les productions locales, cuisiner des goûts foufous avec plaisir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Parmi nos favoris : Crest (à même les rues et ruelles), Saint Brieuc (part belle aux maraîchers et producteurs), Mirepoix, Foix (et ses deux halles couvertes), Sète (et la halle, malgré le peu de producteurs), Marseille (cours Julien, friche de la Belle de Mai), Lyon (Croix Rousse).&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;gallery&quot;&gt;
  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_20180901_101751.jpg&quot; alt=&quot;Le marché de Saint-Brieuc&quot; /&gt;

  &lt;img src=&quot;/images/2018-09-07-joies-et-peines/IMG_20180409_175730.jpg&quot; alt=&quot;Le marché à la friche de la Belle de Mai, à Marseille&quot; /&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;h5 id=&quot;joiedévelopper-notre-vie&quot;&gt;&lt;small&gt;#joie&lt;/small&gt;Développer notre vie&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;On se dit déjà que ce moment de vie, cette itinérance, ça sera une fierté à raconter à nos enfants.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Est-ce que c’est ce que vivent des personnes qui se (re)trouvent à la retraite, à se fréquenter à la maison toute la journée ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous apprenons à marcher ensemble, à s’écouter et (dé)construire des schémas de fonctionnement qui ne nous ressemblent pas.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;peine-des-incompréhensions-parfois-dans-le-cercle-familial&quot;&gt;&lt;small&gt;#peine&lt;/small&gt; Des incompréhensions, parfois, dans le cercle familial&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Certaines personnes de notre cercle familial peinent à comprendre la démarche, ce qu’on y trouve et ce que ça nous procure. Elles s’arrêtent peut-être à leurs propres peurs, à leurs attentes et au rejet d’un mode de vie moins conventionnel, moins socialement normé.&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;et-ensuite-&quot;&gt;Et ensuite ?&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Cet automne, nous avons prévu d’aller à Londres (Noémie) et à Gêne (Thomas) avant de se retrouver à Bordeaux – explorer le Tiers-Lieu de Bègles, le Quartier Génial de Floirac – se rendre à Lyon puis prolonger l’expérience de la Drôme à Beaufort-sur-Gervanne (🤞 pour peut-être &lt;a href=&quot;http://www.painsdebeaufort.com&quot;&gt;faire du pain avec leurs boulangèr·es&lt;/a&gt;), peut-être Rouen, peut-être Rennes, peut-être les Pyrénées, surement Crest, à nouveau.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au plaisir d’échanger là-dessus si ça vous interpelle, comme par exemple, le &lt;a href=&quot;/2018/09/atelier-cite-fertile.html&quot;&gt;samedi 15 septembre à la Cité Fertile de Pantin&lt;/a&gt;, de vive voix ou par e-mail 👇💌.&lt;/p&gt;

</description>
        <pubDate>Wed, 12 Sep 2018 00:00:00 +0200</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2018/09/joies-et-peines.html</link>
        <guid isPermaLink="true">https://estcequecestdutravail.xyz/2018/09/joies-et-peines.html</guid>
        
        
      </item>
    
      <item>
        <title>Discussion ouverte à la Cité fertile (Pantin)</title>
        <description>&lt;p&gt;🎧 À écouter avec ceci : &lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-dete/pourquoi-tant-de-friches&quot;&gt;Pourquoi tant de friches ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y a quelques mois, on a reçu un email de Laure. Elle s’occupe de la programmation chez Sinny &amp;amp; Ooko, et tout particulièrement pour leur nouveau lieu la Cité fertile (c’est une ancienne collègue de Noémie de la Gaîté lyrique).
Elle a suivi notre démarche et voulait discuter pour voir si on serait partants pour faire un retour d’expérience sur notre itinérance jusqu’ici.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La Cité fertile a ouvert cet été dans un ancien site ferroviaire de la SNCF et le futur éco-quartier de Pantin. Pendant 3 ans, le programme tournera autour de l’agriculture urbaine, le futur des villes et de la citoyenneté.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;vivre-en-itinérance-changer-de-vie-petit-à-petit&quot;&gt;Vivre en itinérance, changer de vie petit à petit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plutôt que de dérouler un récit, nous avons tout de suite eu envie d’ouvrir le format. De répondre aux interrogations des gens.
De quoi sont-ils curieux ? Qu’est-ce qui les retient ?
Si vous avez des ami.e.s qui s’intéressent à ces sujets, qui ne savent pas trop comment s’y prendre, qui ont imaginé des choses mais ont du mal à passer au concret, indiquez-leur la date, on sera ravi.e.s de discuter.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;la-discussion&quot;&gt;La discussion&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Discussion ouverte et collective&lt;/strong&gt; sur les manières d’adapter sa vie à des envies, à des ambitions et à des projets de transition.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y a 6 mois nous avons lâché notre colocation à Londres pour aller à la rencontre de &lt;em&gt;lieux vivants&lt;/em&gt; : tiers-lieux, supermarchés coopératifs, hackerspace, fablab, cafés associatifs, brasseries, boulangeries et jardins partagés. Tous ces endroits qui se montent en toute indépendance avec quelques bouts de ficelles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En posant nos sacs à dos dans plein d’endroits différents, nous expérimentons et affinons notre trajectoire. De quoi ai-je besoin pour vivre ? Qu’est-ce qui me rend heureux·se ? Au fil des étapes, nous apprenons à mieux nous connaître.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien loin d’une solution toute faite pour changer de vie, chaque projet d’itinérance est unique et singulier. Cette discussion est l’occasion de venir partager vos interrogations et vos questionnements sur ce qui vous anime et ce qui vous retient.&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;samedi-15-septembre-à-15h-la-cité-fertile-sinscrire&quot;&gt;Samedi 15 septembre à 15h, la Cité fertile. &lt;a href=&quot;https://vie-itinerance-2018-09-15.app.rsvpify.com/&quot;&gt;S’inscrire&lt;/a&gt;&lt;/h5&gt;

&lt;h3 id=&quot;quelques-photos-de-la-cité-fertile&quot;&gt;Quelques photos de la Cité fertile&lt;/h3&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-09-02-cite-fertile/interieur cuir cite fertile.jpg&quot; alt=&quot;Une des salles de l'ancien FRET de la SNCF&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-09-02-cite-fertile/exterieur halle cite fertile.jpg&quot; alt=&quot;Le hangar du site de Pantin&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-09-02-cite-fertile/interieur palmier cite fertile.jpg&quot; alt=&quot;Salle palmier&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-09-02-cite-fertile/interieur fret cite fertile.jpg&quot; alt=&quot;FRET de la SNCF&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;
</description>
        <pubDate>Sun, 02 Sep 2018 00:00:00 +0200</pubDate>
        <link>https://estcequecestdutravail.xyz/2018/09/atelier-cite-fertile.html</link>
        <guid isPermaLink="true">https://estcequecestdutravail.xyz/2018/09/atelier-cite-fertile.html</guid>
        
        
      </item>
    
      <item>
        <title>Why she's no longer talking to white people about race</title>
        <description>&lt;h4 id=&quot;améliorer-ma-compréhension-du-racisme&quot;&gt;Améliorer ma compréhension du racisme&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;En ce moment, je lis &lt;strong&gt;“Why I’m No Longer Talking to White People About Race”&lt;/strong&gt; de &lt;a href=&quot;http://renieddolodge.co.uk/&quot;&gt;Reni Eddo-Lodge&lt;/a&gt; (à paraître à l’automne sous le titre &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/les.editions.autrement/posts/1694857983930913&quot;&gt;“Le racisme est un problème de blancs”&lt;/a&gt; aux éditions Autrement).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;De la même manière que j’essaie activement de mieux comprendre les expériences multiples des femmes, j’ai eu besoin d’améliorer ma compréhension du racisme et de ses effets.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Juste avant de partir d’Angleterre, le bouquin de cette journaliste de Tottenham (initialement un article de blog, &lt;a href=&quot;https://www.theguardian.com/world/2017/may/30/why-im-no-longer-talking-to-white-people-about-race&quot;&gt;repris par le Guardian&lt;/a&gt;) a été republié au format de bouquin de poche.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J’ai envie de partager quelques citations du livre p our amplifier son travail (brillant) et pour participer à créer des conversations sur ce sujet, développer nos compréhensions de la complexité du racisme et des manières infinies dont il opère quotidiennement, ce que veut dire le racisme structurel et comment le combattre chacun.e grâce à nos propres outils et dans nos propres cercles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’envie m’est venue surtout depuis l’atelier &lt;a href=&quot;https://estcequecestdutravail.xyz/2018-06-16-le-genre-et-la-parole-au-travail.md&quot;&gt;“le genre et la parole au travail”&lt;/a&gt; où je me suis retrouvée incapable de décrire les dynamiques du racisme structurel de manière précise. Il me manquait les bons mots.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les citations sont en anglais, je préfère trouver les correspondances dans la traduction française du livre à l’automne plutôt que de les traduire maladroitement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-07-02-reni/Reni cover lowres.jpg&quot; alt=&quot;Reni book cover&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;h4 id=&quot;the-history-of-blackness&quot;&gt;The history of blackness&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;The history of blackness in Britain has been a piecemeal one. For an embarrassingly long time, I didn’t even realise that black people had been slaves in Britain. There was a received wisdom that all black and brown people in the UK were recent immigrants, with little discussion of the history of colonialism, or of &lt;em&gt;why&lt;/em&gt; people from Africa and Asia came to settle in Britain.&lt;br /&gt;
I knew vaguely of the Windrush generation, the 492 Caribbeans who traveled to Britain by boat in 1948. […] But most of my knowledge of black history was American history. This was an inadequate education in a country where increasing generations of black and brown people continue to consider themselves British (including me).&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;I had been denied a context, an ability to understand myself.&lt;/strong&gt; I needed to know why, when people waved Union Jacks and shouted ‘we want our country back’, it felt like the chant was aimed at people like me.&lt;br /&gt;
What history had I inherited that left me an alien in my place of birth?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Est-ce qu’on donne assez de contexte pour comprendre nos histoires coloniales et esclavagistes ?
Réponse : non.&lt;br /&gt;
En France aussi, on commence à peine à exposer nos passés. Bordeaux et Nantes commencent à intégrer leurs histoires de traite d’esclaves dans les discours et les signes officiels au delà de l’anecdotique. Avec, oh, simplement deux cent ans de retard.&lt;br /&gt;
J’ai grandi en partie aux États-Unis et en Angleterre, je vois les conversations sur le racisme se multiplier, s’activer partout dans la culture pop / mainstream, dans les podcasts que j’écoute…
En France, la conversation peine à s’imposer dans des sphères médiatiques larges. Un héritage culturel bien spécifique à la France qui peine à dépasser les tabous et qui se plait à croire qu’il vaudrait mieux “ne pas voir les couleurs” (plus sur ça un peu plus bas).&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;understanding-power&quot;&gt;Understanding power&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;I distinctly remember a debate about whether racism was simply discrimination, or if it was discrimination plus power. Thinking about power made me realise that racism was about so much more than personal prejudice. It was about being in a position to negatively affect other people’s life chances.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;We tell ourselves that good people can’t be racist. We seem to think that true racism only exists in the hearts of evil people. We tell ourselves that racism is about moral values, when instead it is about the survival strategy of systemic power.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Il &lt;em&gt;faut&lt;/em&gt; qu’on arrive à dépasser la simplicité d’analyse pour comprendre comment opère le racisme à l’échelle d’une société et non pas uniquement à l’échelle individuelle et morale. Il faut analyser le pouvoir, les cultures dominantes (ou hégémoniques).&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;structural-racism&quot;&gt;Structural racism&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;The covert nature of structural racism is difficult to hold to account […] &lt;br /&gt;
I appreciate that the word structural can feel and sound abstract. Structural. What does that even mean?&lt;br /&gt;
I choose to use the word structural rather than institutional because I think it is built into spaces much broader than our more traditional institutions.&lt;br /&gt;
Thinking of the big picture helps you see the structures. Structural racism is dozens, or hundreds, or thousands of people with the same biases joining together to make one organisation, and acting accordingly.&lt;br /&gt;
Structural racism is an impenetrably white workspace culture set by those people where anyone who falls outside of the culture must conform or face failure. Structural is often the only way to capture what goes unnoticed — the silently raised eyebrows, the implicit biases, snap judgements made on perceptions of competency.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Il suffit de se poser les questions : comment est organisée notre société ? Qui est au pouvoir ? Qui possède les appartements mis en location ? Qui prend les décisions ? Qui donne du travail ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est bon vous l’avez ?&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;color-blindness-and-the-infection-of-equal-opportunity&quot;&gt;Color blindness and the infection of equal opportunity&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Structural racism is never a case of innocent and pure, persecuted people of color, versus white people intent on evil and malice. Rather it is about how Britain’s relationship with race infects and distorts equal opportunity. &lt;strong&gt;I think that we placate ourselves with the fallacy of meritocracy by insisting that we just don’t &lt;em&gt;see&lt;/em&gt; race.&lt;br /&gt;
This makes us feel progressive.&lt;/strong&gt; But this claim to not see race is tantamount to compulsory assimilation. My blackness has been politicised against my will, but I don’t want it wilfully ignored in an effort to instil some sort of precarious, false harmony. And, though many placate themselves with the color-blindness lie, the aforementioned drastic differences in life chances along race lines show that while it may be being preached by our institutions, it’s not being practised.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Même si dans les discours, l’intention est de promulguer l’égalité des chances en annonçant qu’on “ne voit pas la couleur”, les faits racontent une toute autre histoire. Et cet aveuglement, poli, bien intentionné, ne permet pas d’avoir ces conversations sur les effets du racisme.&lt;br /&gt;
Au lieu de favoriser l’égalité, ça efface le racisme subi. Impasse.&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;the-reality&quot;&gt;The reality&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;The reality is that, in material terms, we are nowhere near equal. This state of play is violently unjust.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Là où on enseigne l’égalité des chances se cache un déni des réalités du racisme, entre autres formes d’oppression.&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;white-privilege&quot;&gt;White privilege&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;How can I define white privilege?&lt;br /&gt;
It’s so difficult to describe an absence. And white privilege is an absence of the negative consequences of racism. An absence of structural discrimination, an absence of your race being viewed as a problem first and foremost, an absence of ‘less likely to succeed because of my race’. It is an absence of funny looks directed at you because you’re believed to be in the wrong place, an absence of cultural expectations, an absence of violence enacted on your ancestors because of the color of their skin, an absence of a lifetime of subtle marginalisation and othering.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;White privilege manifests itself in everyone and no-one. Everyone is complicit, but no one wants to take on responsibility. Challenging it can have real social implications.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;White privilege is a manipulative, suffocating blanket of power that envelops everything we know, like a snowy day. It’s brutal and oppressive, bullying into not speaking up for fear of losing your loved ones, or job, or flat. It scares you into silencing yourself: you don’t get the privilege of speaking honestly about your feelings without extensively assessing the consequences. I have spent a lot of time biting my tongue so hard it might fall off.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;White privilege is so deviously, throat-strangingly clever, because it owns the companies that recruit you, owns the industries you want to enter, so that if you need money to live you’ve forced to appease its needs.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Le privilège de la norme, tout simplement.&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;discredit&quot;&gt;Discredit&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;The insidious stuff is much harder. You come to expect it, but you can never come to accept it. You learn to be careful about your battles, because otherwise people would consider you to be angry for no reason at all. A troublemaker, not worth taking seriously, an angry black woman obsessed with race.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Parler de ces choses-là implique encore de choisir ses interlocuteurs et des contextes, prendre ses précautions. C’est un discours que tout le monde n’est pas prêt à entendre. D’où le titre. Elle explique la fatigue d’être remise en cause en permanence, contestée, corrigée… par des personnes blanches.&lt;/p&gt;

&lt;h4 id=&quot;demanding-a-collective-redefinition&quot;&gt;Demanding a collective redefinition&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
  &lt;p&gt;Research from a number of different sources shows how racism is weaved into the fabric of our world. This demands a collective redefinition of what it means to be racist, how racism manifests, and what we must do to end it.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Puisque le racisme s’immisce, mute et évolue de plein de manières subtiles et toxiques dans nos sociétés, il faut travailler collectivement à le comprendre et à le définir.&lt;/p&gt;

&lt;h3 id=&quot;la-suite-bientôt-et-pour-continuer-à-comprendre-&quot;&gt;La suite bientôt, et pour continuer à comprendre :&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Si vous voulez écouter une seule chose : &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=9aXQUWz6IDo&quot;&gt;L’entretien d’Amandine Gay chez Mediapart&lt;/a&gt; (25 minutes).&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;écouter-&quot;&gt;Écouter 🎧&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;🇬🇧 &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Under an hour:&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;https://www.southbankcentre.co.uk/whats-on/festivals-series/women-of-the-world&quot;&gt;In conversation with Chimamanda Ngozi Adichie&lt;/a&gt; at Women of the World festival &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Several episodes:&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;https://audioboom.com/channel/about-race-with-reni-eddo-lodge&quot;&gt;About Race with Reni Eddo-Lodge&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;🇫🇷&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En un épisode&lt;/strong&gt; : La Poudre - &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/nouvelles-ecoutes/la-poudre-episode-6-amandine-gay&quot;&gt;Entretien Amandine Gay&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Série&lt;/strong&gt; : Arte radio - &lt;a href=&quot;https://www.arteradio.com/emission/le_tchip&quot;&gt;Le Tchip&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h5 id=&quot;regarder-&quot;&gt;Regarder 👁&lt;/h5&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://ouvrirlavoixlefilm.fr/&quot;&gt;Ouvrir la voix&lt;/a&gt; d’Amandine Gay&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=ggC6h7Cllwg&quot;&gt;I Am Not Your Negro&lt;/a&gt; de Raoul Peck&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h5 id=&quot;suivre-&quot;&gt;Suivre ↓&lt;/h5&gt;

&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Le collectif &lt;a href=&quot;https://mwasicollectif.com/&quot;&gt;Mwasi&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Le collectif &lt;a href=&quot;http://www.lallab.org/&quot;&gt;Lallab&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;section class=&quot;gallery&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-07-02-reni/reni billboard sideways.jpg&quot; alt=&quot;Reni posing in front of a Shoreditch billboard&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/2018-07-02-reni/Reni and Chimamanda WOW festival test © Ellie Kurtz.jpg&quot; alt=&quot;Reni with Chimamanda&quot; class=&quot;cols-2&quot; /&gt;
&lt;/section&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Reni devant un grand panneau à Shoreditch et en conversation avec Chimamanda Ngozi Adichie au festival Women of the World au &lt;a href=&quot;https://www.southbankcentre.co.uk/&quot;&gt;Southbank Centre&lt;/a&gt; à Londres (image de Ellie Kurtz).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <pubDate>Mon, 02 Jul 2018 00:00:00 +0200</pubDate>
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